Si JS est élu à la présidence de l’EPAD, comme nous le souhaitons tous, nous ne pourrons que nous réjouir – je le dis haut et fort – de voir ce jeune homme à la tête de l’un de nos plus grands établissements publics, établissements à la tête desquels, faut-il vraiment encore le rappeler, les étudiants de deuxième année de droit sont notoirement sous-représentés.
NS n’a jamais caché son pragmatisme sur les questions de discrimination.
En voilà une nouvelle preuve.
Quelqu’un dispose t-il de chiffres précis sur la représentation des étudiants de deuxième année de droit au sein des sociétés anonymes à directoire ? Quelqu’un se fait-il une idée précise du décalage IMMENSE et SCANDALEUX qui existe – SANS QUE PERSONNE NE SEMBLE RIEN TROUVER A Y REDIRE – entre le taux d’étudiants en seconde année de droit dans la société en général, et leur représentation au sein du conseil exécutif du MEDEF ? Hein ? Ou des instances nationales des grands (et moins grands) partis ? A la tête des sociétés du CAC 40 ? Des grands groupes de presse ? Des industries de l’aérospatiale et de l’armement ?
Hein ?
Tout le monde semble lâchement se satisfaire de cette situation – jusqu’à la HALDE dont je note, avec amertume, qu’elle semble parfaitement INCONSCIENTE du problème (et est-ce de l’inconscience, ou de la complicité, je pose la question !).
Où sont les étudiants en deuxième année de droit, aujourd’hui ? A quels postes ? Quelles responsabilités ? Mis à part dans les facultés de droit – et plus précisément en deuxième année – ou COMME PAR HASARD, ils représentent pas loin de 100% des effectifs, où sont-ils aujourd’hui, ces délaissés, ces abandonnés, ces laissés pour compte !?
Les parias de la société, voilà ! Voilà la réalité vécue des étudiants en deuxième année de droit – notamment à Assas !
Alors, Jean (message personnel), surtout, ne perd pas courage.
J’ai eu l’occasion de cours à des étudiants de deuxième année de droit, et je suis bien placée pour savoir que la plupart aurait été parfaitement capable de présider le conseil d’administration de l’EPAD.
Moi-même, en mon temps, lorsque j’étais en deuxième année de droit, j’ai souhaité postuler pour un poste de garde des sceaux, et ON M’A RI AU NEZ ! Mais enfin, c’était une autre époque, d’autres mœurs (et puis, mon papa n’était pas président de la république). Je me réjouis donc pour toi de voir que notre société évolue, lentement, mais sûrement – qu’elle n’en est plus à reléguer ses forces vives de la deuxième année de licence dans les amphis, comme les femmes à leurs fourneaux.
Envoie les donc tous balader, et préside donc ton conseil d’administration avec tout l’orgueil dont tu seras capable.
Quand on a eu 19 sur 20 en droit civil, on n’a pas à rougir face à des personnes qui ont fait toute leur carrière dans les big five, ou les départements immobiliers des plus grands groupes bancaires.
N’oublie pas que tu portes sur tes épaules tous les espoirs des étudiants en deuxième année de droit.