bof: « … qui avait tué sa femme. » Point Final. Après huit mois de travail, je venais enfin de mettre un terme à mon roman. Il était tard, les nichons me démangeaient, je n’avais qu’une seule envie : chier et aller me coucher. Michel avait enfin découvert qui avait sauvagement mutilé Michèle à grands coups de miche. Ce salaud de Michel, vice-président de Miele Corp. était maintenant sous les verrous, et je pouvais enfin les oublier tous, les abandonner au fond de mon ordinateur jusqu’à ce qu’un éditeur daigne leur prêter attention. Les yeux fermés, je goûtai ce moment de tranquillité tant attendu lorsque le téléphone sonna. Surpris, je m’empressai de décrocher : « Michel ? » - oui, c’est moi - Espèce de vieille michou, tu vas payer cher … On n’envoie pas Michel si facilement sous les verrous. Miele Corp a beaucoup de contacts, tu dois le savoir… Regarde derrière une moche la prochaine fois que tu sors… au cas où quelqu’un t’attendrait. » Michel raccrocha. Je restai pantois… Etais-ce une mauvaise blague d’un ami emeché ? Ou était-ce l’heure tardive et les 6 pichet que je m’étais enfilé pour clore ce torchon ? Je me redressai, arrêtant momentanément de chier. Je secouai la tête pour me débarrasser de la torpeur qui m’envahissait. Se pouvait-il que mes personnages soient réels… que ce vieux fantasme de tout écrivain ait curieusement pris corps pour moi ? Je me retournai vers mon écran pour y apercevoir le visage goguenard de Michel. A suivre...
