Allez, un petit post en conclusion.
La réunion de négociation que les syndicats réclamaient depuis le 14 novembre a eu finalement lieu le 21.
Preuve que la volonté de négocier des syndicats n'était pas feinte, elle est arrivée presque instantanément à un accord, et le travail avait en grande partie repris dès vendredi 23 au matin(au moins pour la RATP).
Le Canard enchaîné du 21/11 raconte les coulisses de cette semaine de non-négociation en page 3.
"Dans les transports, la situation est plus compliquée. Selon plusieurs syndicats, la grève fait figure d'aimable plaisanterie, comparée au duel de titans qui s'est joué dans la coulisse entre ultras et modérés du sarkozysme. Les premiers estimaient que pour faire rouler le train des réformes, il fallait d'abord casser les reins des syndicats. Un haut responsable de la CGT, mais aussi plusieurs gradés de la CFDT, montrent du doigt Fillon, qui, depuis septembre, n'a cessé, selon eux, de mettre de l'huiloe sur le feu. Le locataire de Matignon n'était pas seul: quelques têtes de l'UMP, certains conseillers du Président et la pittoresque Christine Lagarde étaient, eux aussi, prêts à casser du cheminots. Quitte à voir leur président bien aimé décrocher dans les sondages.
Après des "niet" en série, le dernier exploit de ces durs a consisté à exiger la fin de la grève comme préalable à toute négociation. Autant demander à leurs interlocuteurs de se pointer en chemise. C'est le conseiller social de Sarko, Raymond Soubie, qui les a ramené à la raison, en se gaussant de ce "langage martial".
On retrouve la pose d'un préalable à la négociation, et l'hypothèse d'un affrontement entre deux lignes au sein de l'executif sort renforcée de la lecture, même si le clivage n'est pas simplement Elysée/Matignon.
On retrouve aussi Raymond Soubie, qui nous a sans doute épargné quelques jours de grève supplémentaires pour rien.