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Le Vrai Asile » Messages de thedarkdreamer
Pour les grands-meres je rajouterais:
Nous sommes entièrement d'accord.
L'ordinateur que j'utilise intègre firefox avec son correcteur intégré, et j'avoue être assez destabilisé par son sectarisme en matière d'accents circonflexes.
A ma connaissance, la réforme de 93 n'avait pas tranché, et l'on restait libre d'écrire fraîcheur plutôt que fraicheur, coût substitué à cout, et caetera
Je sais qu'il y a du linguiste et du philologue dans le coin, et j'aimerai avoir votre avis. Comment faites-vous? Vous suivez le correcteur? Vous vous en défiez comme de la peste?
Et comme accompagnement tu me conseillerais quoi?
Je vais peut être la tester ce soir.
Une purée, du riz, des pâtes...
La nouvelle cuisine, je ne sais pas. Bien sûr, l'art français de la table s'ouvre à de nouveaux horizons, mais tant qu'il y aura des grands-mères, il y aura des raisons d'espérer. Perso je suis assez eclectique et je suis sûr d'une chose : les anciens savaient déjà utiliser les échalotes. Je pense toutefois que le mélange pommes échalotes menthe n'a rien de délicat, et ressemble plutôt à la grosse bertha du salé sucré. L'adjonction du curry dans le poulet n'est pas non plus une nouveauté.
Après, ta deuxième recette est bien, mais elle doit nourrir moins de personnes.
La nouvelle cuisine se justifie autant par les nouveaux aspects d'une société de consommation (de celle qui ne veut pas voir un poulet entier ni le préparer, et encore moins le tuer, le plumer et le vider) et par les contraintes de temps que par la volonté de créer des mets aux accords plus subtils.On parle de qualité des ingrédients, et du fait qu'une sauce trop lourde vient souvent cacher leur médiocrité. Je ne suis pas d'accord. M'étonnerait que tu connaisses la race du poulet qui te donne ses ailes et ses pattes (ah ! le goût d'un la flèche ! La Sumatra ! ! la Houdan et la Gauloise). Et quid du blanc, moins goûteux mais qui apprend à nos têtes blondes à apprécier la viande ? Et quid des sot-l'y-laisse, puisqu'on parle de saveur ? sur ton blanc de poulet et sur tes ailes, qui proviennent dans la majorité des cas d'une poule de ponte, tu te régales mais tu ne sais pas ce qu'est un vrai poulet. Enfin, pas forcément toi, mais la plupart des personnes qui font ce genre de recette.
En fait, acheter ainsi son poulet, c'est comme faire un tournedos Rossini avec un steak haché un foie gras honnête.
Oh, je ne suis pas exempt d'un certain scepticisme au sujet de la nouvelle cuisine, et c'est pourquoi je met les deux recettes en regard. Et bien sûr, on utilisait les échalotes avant.
Ton évocation du terroir rejoint ce mouvement de retour aux sources qui a été une des réactions critiques à la nouvelle cuisine, mais qui en intègre certaines composantes aussi.
Sur la sauce qui vient cacher la médiocrité, je ne fais que reprendre en la simplifiant adressée par les tenants de la nouvelle cuisine à l'ancienne. A savoir, "avec vos sauces riches et vos préparations compliquées, on oublie l'ingrédient originel".
Certes, selon qu'on utilise un poulet classe A élevé en cage, et un bon poulet fermier, le plat change. Mais je maintiens que le changement sera davantage perceptible avec la seconde recette qu'avec la première. Et en ce sens, la nouvelle cuisine nécessite d'être plus riche que l'ancienne, parce qu'elle pardonne beaucoup moins un manque de fraîcheur ou de qualité de l'ingrédient. Parce que le propos de la nouvelle cuisine est précisément un respect plus grand de sa saveur première. Ça ne signifie pas qu'elle y parvienne nécessairement, et qu'elle ne puisse pas manquer parfois de finesse.
Les recettes de grand-mère ont pour elles l'expérience (et en cuisine, peu de choses sont plus importantes), et le fait d'utiliser des ingrédients peu coûteux. Parce que je vois autour de moi une surenchère dans la recherche de l'ingrédient parfait, et si j'admets être moi-même quelque peu snob sur certains points, je trouve que ça va trop loin. Oui, un poulet de supermarché n'est pas l'ingrédient idéal. Mais précisément, tu peux en faire quelque chose de mieux que ce qu'il était à l'origine, en le cuisinant. On peut cuisiner du poulet sans avoir dans le Gers ou les Landes son producteur attitré qui engraisse la volaille au maïs bio de son champ et la décapite de façon traditionnelle après une séance rituelle de chatouilles pour attendrir la viande.
leo a écrit:oué, comment il vont payer le procès que va leur faire meetic ?
Un procès sur quel fondement?
Parasitisme commercial? Le nom est proche, la charte graphique aussi, mais mes rudiments de droit commercial datent, donc ma réponse est plus hasardeuse que sérieuse.
Ce genre de recettes, c'est bien pour faire plaisir à ta chérie l'été, mais l'hiver, il faut de la bouffe bien grasse qui colle au bide avec de la sauce épaisse qui déborde de l'assiette.
Style le boeuf bourguignon que j'ai mangé la semaine dernière?
Cette semaine, je me fais un jambonneau.
La seule chose qui me dérange, c'est le sucré/salé. Non pas que ca soit mauvais, mais pour certains ca passe pas, et tous les plats "branchés" (ou ce qui me semble l'être du fond de ma campagne) en ont...
Et la menthe aussi, mais c'est personnel. Y a rien a faire, la cuisine traditionnelle a beau peser sur le ventre, elle n'en reste pas moins universelle : tout le monde aime. Alors qu'il y aura toujours des chieurs contre les pommes, le curry ou l'assiette a moitié vide.
C'est un des points sur lesquels la nouvelle cuisine triomphante a été amendée. Le retour de la cuisine "terroir" a été portée par des chefs comme Bocuse, notamment. Effectivement, chez certains, la nouvelle cuisine, ça ne passait pas.
Maintenant, il ne faut pas mettre le mélange sucré-salé sur le dos de la nouvelle cuisine. Le canard à l'orange existait avant la nouvelle cuisine, pour autant que je sache.
La seule chose qui me dérange, c'est le sucré/salé. Non pas que ca soit mauvais, mais je trouve ca degueulasse. Et le gout de menthe avec ma viande ... ca me rappelle asterix chez les bretons !
Attend un peu que je poste ma prochaine recette, celle que je fais dimanche prochain: le boeuf à la guiness.
Le principe d’une victoire idéologique, c’est d’être invisible. L’idéologie victorieuse a disparu du champ de vision : elle est dans le regard de chacun. Au point qu’il est difficile d’imaginer l’avant. Comment pensait-on le psychisme avant Freud ? Le lien entre politique et économique avant Marx ? Dur à dire.
En cuisine française, on sort tout juste d’un affrontement de grande ampleur entre haute cuisine et nouvelle cuisine. Avec une victoire écrasante de la nouvelle cuisine. Le poulet au cidre, c’est l’occasion de comprendre les raisons de cette victoire.
La haute cuisine française s’appuyait sur des sauces chaudes délicates à réaliser, sur des garnitures riches, sur des plats mijotés longtemps. Les variantes de béarnaise ou de béchamel se comptent par dizaines dans les manuels de cuisine de l’époque. Que la cuisson d’un plat puisse durer des heures relève de l’évidence.
Au début des années 70, les critiques s’intensifient : trop complexe, la haute cuisine produit des plats lourds et difficiles à digérer, avec des sauces qui cachent parfois la piètre qualité de l’ingrédient principal, lui-même trop souvent surcuit.
A la place est promu un nouveau modèle, la nouvelle cuisine, qui promeut la fraicheur et la qualité des produits, la légèreté voire l’absence des sauces, des cuissons courtes, et la fin des garnitures trop riches, remplacée par des portions plus réduites mais mieux présentées.
Cette année, j’ai réalisé, à peu de temps d’intervalle, les versions nouvelle et ancienne cuisine du même plat : le poulet au cidre. Ma faveur va sans conteste à la nouvelle cuisine : je suis un enfant de mon époque.
Le poulet au cidre ancienne version
C’est un plat mijoté, qui ne nécessite pas des ingrédients chers ou de saison. Il donne un poulet en sauce tout à fait acceptable.
Il vous faut :
1 poulet
1 bouteille de cidre
2 oignons
250g de champignons de Paris
3 cuillers à soupe d’huile
3 cuillers à soupe de farine
1 bouillon cube
Sel et poivre
Vous coupez le poulet en morceaux. En clair, récupérez les pilons, les cuisses, les blancs, les ailes, et les gros bouts de blancs détachables de la carcasse. La carcasse elle-même, vous l’utiliserez pour faire un bouillon, ou vous contenterez de la cuire à l’eau pour ensuite récupérer la chair de poulet cuite. La quantité récupérée en moyenne est idéale pour garnir une salade, ou pour faire des croquetas de pollo y jamon.
Epluchez les oignons et coupez les grossièrement. Otez le pied des champignons, lavez-les et coupez-les en lamelles.
Dans une cocotte minute, vous faites dorer dans l’huile le poulet, les oignons et les champignons. Quand une partie des morceaux a doré, retirez les : il ne doit rester au fond de la poêle que l’huile restante additionnée des sucs de cuisson. Baissez le feu au minimum.
Saupoudrez la farine au fond de la cocotte, rajoutez deux verres de cidre en mélangeant bien : ça va vous donner un mélange un peu épais, le fond de sauce. Quand il est homogène, rajoutez le reste du cidre, le poulet, les oignons et les champignons, le sel, le poivre et le bouillon-cube. Faites cuire à la cocotte minute 20 minutes (à partir du début du sifflement) à feu très doux.
Le résultat sera un plat en sauce, avec une sauce au cidre épaisse, à base de farine
Le poulet au cidre nouvelle cuisine
Oubliez les sauces à base de farine, et l’absence de produits frais. Dites bonjour aux fruits et aux herbes.
Il va vous falloir
2 cuisses et 2 blancs de poulet avec la peau
1/3l de cidre
250g d’échalotes
2 pommes
1 cuiller à soupe d’huile
1 brin de menthe
½ cuiller à café de curry
Sans huile, faites dorer les morceaux de poulet dans une sauteuse, en commençant par le côté peau. 5 minutes de chaque côté devraient suffire. Enlevez-les de la sauteuse et égouttez-les, il pourrait demeurer sur eux quelques gouttes de graisse animale honnie.
Pelez les échalotes et les pommes pendant la cuisson du poulet. Coupez les pommes en dés.
Une fois le poulet cuit, faites blondir les échalotes dans la sauteuse avec l’huile. Ajoutez les pommes et le curry. Remuez quelques minutes (dans heroes of might and magic 3, ça veut dire pas plus de trois).
Remettez le poulet, rajoutez le cidre, la menthe ciselée, le sel et le poivre. Portez à ébullition 5 minutes, puis couvrez, et laissez mijoter un quart d’heure. C’est prêt.
Vous l’aurez constaté, dans la version nouvelle cuisine, on diminue salement les quantités (et les ailes du poulet ? et le reste du cidre ?), on utilise des ingrédients plus fins, qui se conservent moins (échalotes plutôt qu’oignons), des produits frais (les pommes). La sauce n’est plus à base de farine et d’huile, huile dont la quantité est au passage divisée par trois.
Et malgré cela, je préfère la version nouvelle cuisine. Elle est moins lourde, plus savoureuse, elle mélange davantage les saveurs et les textures…
Victoire idéologique totale, quoi.
J'ai des soucis.
Comme j'ai des soucis, je ne dors pas; comme je ne dors pas, je fais la cuisine.
Mes nuits sont devenues des voyages culinaires. Je mesure le temps qui passe avec les plats prêts les uns après les autres. Aux aurores, je m'écroule épuisé sur mon lit, tandis que ma cuisine regorge de victuailles, et exhale des senteurs à réveiller un mort.
Du coup, j'accumule les heures de sommeil en retard; en journée, mes chances d'être confondu avec un zombie augmentent. Par surcroit, ma couche de graisse protectrice prend dans ma morphologie une place prépondérante.
Cependant, il est inutile de s'appesantir sur l'aspect positif des choses. Tout celà ne doit pas occulter que je prends du retard dans mes lectures. Et ça c'est grave.
C'est pourquoi j'ai décidé de prendre cette année les bonne résolutions suivantes:
1) Parler moins de l'homme qui murmurait à l'oreille des mannequins.
2) Lire et écrire davantage.
3) Refaire de la lutte en club.
4) Perdre 10 kilos.
5) Jardiner davantage.
6) Poster plus de recettes sur un site de cuisine.
7) Concomitamment à la bonne résolution n°6, perdre moins de temps sur internet.
8) En respectant mes résolutions 6 et 7, informatiser davantage mes méthodes de travail (avec mes classeurs de fiche bristol, j'ai le sentiment d'être un dinosaure).
9) Enfin apprendre à surligner efficacement.
10) Etre parfaitement à jour du droit positif en droit pénal, droit civil, et droit administratif (oui c'est un voeu pieux)
Faut vraiment que je le lise ou y a une adaptation ciné prévue ?
Ah, je n'oblige personne, mais c'est du très beau français, et on sent le professeur possédé par son sujet (comme souvent avec lui), ce qui se voit dans l'ovation que lui font les étudiants à la fin (il y a parfois des applaudissements polis, mais rarement de telles manifestations d'enthousiasme)
Ma réponse serait que l'adaptation vidéo existe déjà, elle est en lien dans le premier message du thread.
On va encore t'accuser de faire de l'anti-sarkozisme primaire.
Je pourrais dire que ce sont les risques du métier, mais je vais plutôt choisir d'alimenter ces critiques en citant ici Rachida Dati:
"La légitimité suprême, c'est celle des Français qui ont élu (Paul Bismuth NDLR) pour restaurer l'autorité. Les magistrats rendent la justice au nom de cette légitimité suprême"
Hum, une recherche "saw 4 synopsis" me donne le paragraphe suivant comme réponse à ta question.
It is then revealed that the events of Saw IV have run concurrently to those of Saw III, with Strahm intercepting Jeff just after the deaths of Jigsaw, Amanda and Doctor Lynn. The autopsy scene that occurred at the beginning of the film is shown again, revealing it to have occurred after the events of the film and not before. As the tape found in Jigsaw's stomach is played again, Detective Hoffman is told that Jigsaw's games have only just begun, and he will be tested.
Bref, une fin de merde, car il faut bien continuer à exploiter le filon. Mais est-ce une si grande surprise pour des films (la série des saws) qui ne pouvaient prétendre ni faire peur, ni faire horreur, ni être gore? Et qui étaient donc particulièrement pourris, cette pourriture intrinsèque apparaissant dès le second épisode?
Prononcé par un de mes professeurs préférés, à savoir Jean Paul Andrieux. Je l'aime beaucoup, parce qu'il est passionné, et ça se sent. Malgré cette passion, il reste rigoureux sur le fond comme sur la forme (je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi rigoriste sur la typographie et la bibliographie)
Le texte est un discours prononcé par Louis XV devant le Parlement de Paris, et on peut aujourd'hui y voir l'expression de la conception absolutiste du pouvoir telle que la concevait la monarchie française.
En plus détaillé
Louis XV dut toute sa vie lutter contre l'opposition parlementaire.
Avant 1789, on nommait "Parlement", les cours souveraines de justice, qui jugeaient en dernier ressort au nom du Roi et enregistraient lois, édits et ordonnances.
Leurs membres achetaient leur charge au Roi (vénalité des offices) mais l'édit de la Paulette (1604) en instituant l'hérédité de ces mêmes offices contribua à faire des parlementaires une caste fermée et orgueilleuse de ses privilèges.En 1766, successivement, les Parlements de Pau et Rennes s'agitent. Louis XV les châtient. Les autres Parlements et le plus important (par son ressort territorial), celui de Paris, s'émeuvent, jouent les solidaires et font la grève de la Justice.
Le lundi 3 Mars 1766, jour de la Flagellation, Louis XV se rend au Parlement de Paris pour y mettre les points sur les i ! Calme, décidé, il fait lire son discours par l'un de ces "Messieurs du Parlement".
Selon Michel Antoine, le grand spécialiste français actuel du règne de Louis XV, ce discours "rédigé dans une langue admirable et rappelant avec une vigueur, une clarté et une logique inattaquable les principes fondamentaux de la monarchie" est "un des actes importants du règne" et le "testament politique de Louis XV".
Si il reste des lecteurs, c'est là.
(l'image et le son sont mauvais par contre, mais je ne suis pas responsable)
Discours de Louis XV au Parlement de Paris le 3 mars 1766, dit Discours de la flagellation (procès-verbal de la séance du Parlement).
Ce qui s'est passé dans les Parlements de Pau et de Rennes ne regarde pas mes autres Parlements ; j'en ai usé à l'égard de ces deux cours comme il importait à mon autorité, et je n'en dois compte à personne.
Je n'aurais pas d'autre réponse à faire à tant de remontrances qui m'ont été faites à ce sujet, si leur réunion, l'indécence du style, la témérité des principes les plus erronés et l'affectation d'expressions nouvelles pour les caractériser, ne manifestaient les conséquences pernicieuses de ce système d'unité que j'ai déjà proscrit et qu'on voudrait établir en principe, en même temps qu'on ose le mettre en pratique.Je ne souffrirai pas qu'il se forme dans mon royaume une association qui ferait dégénérer en une confédération de résistance le lien naturel des mêmes devoirs et des obligations communes, ni qu'il s'introduise dans la Monarchie un corps imaginaire qui ne pourrait qu'en troubler l'harmonie ; la magistrature ne forme point un corps, ni un ordre séparé des trois ordres du Royaume ; les magistrats sont les officiers chargés de m'acquitter du devoir vraiment royal de rendre la justice à mes sujets, fonction qui les attache à ma personne et qui les rendra toujours recommandables à mes yeux. Je connais l'importance de leurs services : c'est donc une illusion, qui ne tend qu'à ébranler la confiance par de fausses alarmes, que d'imaginer un projet formé d'anéantir la magistrature et de lui supposer des ennemis auprès du trône ; ses seuls, ses vrais ennemis sont ceux qui dans son propre sein, lui font tenir un langage opposé à ses principes ; qui lui font dire que tous les Parlements ne font qu'un seul et même corps, distribué en plusieurs classes ; que ce corps, nécessairement indivisible, est de l'essence de la Monarchie et qu'il lui sert de base ; qu'il est le siège, le tribunal, l'organe de la Nation ; qu'il est le protecteur et le dépositaire essentiel de sa liberté, de ses intérêts, de ses droits ; qu'il lui répond de ce dépôt, et serait criminel envers elle s'il l'abandonnait ; qu'il est comptable de toutes les parties du bien public, non seulement au Roi, mais aussi à la Nation ; qu'il est juge entre le Roi et son peuple ; que, gardien respectif, il maintient l'équilibre du gouvernement, en réprimant également l'excès de la liberté et l'abus du pouvoir ; que les Parlements coopèrent avec la puissance souveraine dans l'établissement des lois ; qu'ils peuvent quelquefois par leur seul effort s'affranchir d'une loi enregistrée et la regarder à juste titre comme non existante ; qu'ils doivent opposer une barrière insurmontable aux décisions qu'ils attribuent à l'autorité arbitraire et qu'ils appellent des actes illégaux, ainsi qu'aux ordres qu'ils prétendent surpris, et que, s'il en résulte un combat d'autorité, il est de leur devoir d'abandonner leurs fonctions et de se démettre de leurs offices, sans que leurs démissions puissent être reçues.
Enjeanrendre d'ériger en principe des nouveautés si pernicieuses, c'est faire injure à la magistrature, démentir son institution, trahir ses intérêts et méconnaître les véritables lois fondamentales de l'Etat ; comme s'il était permis d'oublier que c'est en ma personne seule que réside la puissance souveraine, dont le caractère propre est l'esprit de conseil, de justice et de raison ; que c'est de moi seul que mes cours tiennent leur existence et leur autorité ; que la plénitude de cette autorité, qu'elles n'exercent qu'en mon nom, demeure toujours en moi, et que l'usage n'en peut jamais être tourné contre moi ; que c'est à moi seul qu'appartient le pouvoir législatif sans dépendance et sans partage ; que c'est par ma seule autorité que les officiers de mes cours procèdent, non à la formation, mais à l'enregistrement, à la publication, à l'exécution de la loi, et qu'il leur est permis de me remontrer ce qui est du devoir de bons et utiles conseillers ; que l'ordre public tout entier émane de moi et que les droits et les intérêts de la Nation, dont on ose faire un corps séparé du Monarque, sont nécessairement unis avec les miens et ne reposent qu'en mes mains [...].
Les remontrances seront toujours reçues favorablement quand elles ne respireront que cette modération qui fait le caractère du magistrat et de la vérité, quand le secret en conservera la décence et l'utilité, et quand cette voie si sagement établie ne se trouvera pas travestie en libelles, où la soumission à ma volonté est présentée comme un crime, et l’accomplissement des devoirs que j’ai prescrits un sujet d’opprobre ; où l’on suppose que toute la Nation gémit de voir ses droits, sa liberté, sa sûreté prêts à périr sous la force d’un pouvoir terrible, et où l’on annonce que les liens de l’obéissance sont prêts à se relâcher : mais si, après que j'ai examiné ces remontrances et qu'en connaissance de cause j'ai persisté dans mes volontés, mes cours persévéraient dans le refus de s'y soumettre, au lieu d'enregistrer du très exprès commandement du Roi, formule usitée pour exprimer le devoir de l'obéissance, la confusion et l'anarchie prendraient la place de l'ordre légitime, et le spectacle scandaleux d'une contradiction rivale de ma puissance souveraine me réduirait à la triste nécessité d'employer tout le pouvoir que j'ai reçu de Dieu pour préserver mes peuples des suites funestes de ces enjeanrises [...].
Dans le douzième, la réponse évidente me semble être la faculté de médecine de Saint-Antoine, rue de Chaligny.
Napalm a écrit:jean a écrit:et heureuses?
Vu que y'en a qui les organisent elles mêmes et en refont tous les mois (avec des sites où tu peux t'inscrire pour participer), je pense.
Je crois que jean fait allusion aux vilaines tournantes qu'on peut voir dans les reportages de TF1. Ces mêmes tournantes qui se déroulent dans des caves.... justes à côté des mosquées secrètes.
Nous prend pas pour des naïfs, on sait bien qu'elles sont financées par la CIA, alors n'omettons pas de le préciser.
Je veux ton feedback sur le livre des racailles stp.
Parias urbains? Un des meilleurs bouquins de sociologie de ces dernières années.
J'en parlais ici et ça donnait ça:
Bon, alors le livre lu cette année que je conseillerais en premier c'est "parias urbains" de Loïc Wacquant. De la très bonne sociologie. En gros l'auteur commence par démonter un certain nombre de rapprochements abusifs entre banlieues françaises et ghettos américains, pour ensuite se livrer à une étude comparée, très documentée des deux configurations (l'hyperghetto américain et les ceintures rouges en décomposition)et des logiques économiques et sociales qui les sous-tendent. C'est un bouquin qui fait une synthèse éclairante de plus de dix ans de recherches en sciences sociales. Pour les amateurs de TheWire, une grande partie de l'étude du ghetto américain est fondée sur du travail de terrain dans le ghetto de Chicago, et j'ai retrouvé et mieux compris, en lisant l'essai, la série et ses personnages.
Je n'avais pas demandé grand chose, du coup, je ne pouvais qu'être agréablement surpris.
Tout d'abord, j'ai eu une micro chaîne hi-fi. 
Un livre, dédicacé par un des auteurs (Huguette Dreikaus, une chansonnière que j'aime bien)

Je l'ai commencé, c'est assez drôle; j'en tire un essai de signature "toutes des escalopes sauf maman".
Des pocheuses à oeuf en silicone.
Un album d'Edika

Un bonnet, que je mettrai à la prochaine asilecon d'hiver.
Et d'autres trucs, mais là, j'ai la flemme.
D'où la grande utilité d'une salade pour accompagner le fromage. Ca n'est pas tellement de saison, mais pour noël, on peut faire une exception.
Pour moi, c'était le menu traditionnel, comme l'année dernière.
L'expérience des précédentes batailles paye: ce fut une victoire sur toute la ligne, j'ai tenu le choc avec vaillance.
Par contre, pour les gens inexpérimentés, ça reste redoutable. Pour la nouvelle compagne d'un de mes voisins de table, c'était le premier repas de noël pris à notre table, et j'ai vu ses yeux s'aggrandir d'effroi quand elle a compris qu'après les entrées, il y avait un plat. Du coup, elle a à peine touché au chapon, et elle a capitulé devant la salade.
De mon côté, j'ai repris deux fois du dessert (salade d'ananas frais accompagnée de deux sorbets maison, mangue et citron vert).
[video]http://www.youtube.com/v/yRfvSOuwM_4[/video]
Ben moi, je sors à peine de table, on a dû finir de manger le dessert vers 1h30, mais le café accompagné de biscuits a fait durer.
Du coup, je n'ai pas encore eu l'occasion de vous souhaiter à tous un joyeux noël.
1.1 Et je vis sortir des flots une femme gigantesque,
ses pieds étaient chaussés de chaussures andré,
elle tenait dans une main un porte clé de Golf Gti,
et dans l'autre, un livre "l'humour incorrect pour les nulles",
et une voix tonna "voici cactus, et avec elle vient la fin du site de racistes",
et il y eut des pleurs et des grincements de dent,
et la femme raconta une blague de toto, et un tiers de l'humanité mourut de désespoir,
et elle raconta son dernier trajet en golf GTI, et plusieurs étoiles tombèrent d'ennui, et s'abattirent sur les hommes et dans les mers.
1.2 Mais voilà que Rain survint,
et il tenait dans sa main une mise à jour Punbb,
et la foule l'interrogea "Pourquoi veux-tu faire une mise à jour, puisque tout fonctionne?",
et il se moqua d'eux, et révéla leurs honteux mp.
La foule dit alors "ne crois-tu pas qu'un backup serait utile?"
1.3 Et Rain répondit:
"Aliénés du site de racistes, entendez ma parole,
Car je suis Rain, qui détient les mots sacrés,
Car je connais les secrets des bases de données,
Car Punbb fait ce que je juge bon qu'il fasse,
Et l'asile doit être mis à nuit"
1.4 Et la foule l'interrogea:
"Maître, ne dit-on pas plutôt mise à jour?"
Et il répondit:
"Pas quand on a absolument pas la moindre idée de ce qu'on fait,
Et que par surcroit on le fait sans backup,
Car je suis Rain, donc pluie,
Et telle une pluie je m'abattrai sur tes bases de données,
Comme un acide, je rongerai leurs tables,
Comme un ver, je fouirai des trous mortels dans la tribune,
Et puntal et punbb abdiqueront devant ma colère"
1.5 A ces mots, la foule commença légèrement à paniquer,
Et certains parlèrent d'invoquer le Napalm primitif,
Volcan des Volcans, Lave des Laves,
Celui qui consume sur son passage ennemis et glandus,
Mais il était allé se coucher un peu tôt,
Et le dragon endormi n'est point facile à éveiller.
2.1 C'est alors que, suivant en celà les annonces de Rain,
La nuit s'abattit sur l'asile,
Et il y eut des pleurs et des hoquêtements de terreur,
Car la home était désormais grouillante d'erreurs,
Elles proliféraient sous les yeux impuissants des aliénés,
Et rendaient aveugle qui les contemplait trop longtemps.
2.2 C'est alors que Rain brisa le sceau qui contenait le deuxième module de mise à nuit,
Et il y eut un violent orage,
Et la foudre s'abattit sur la tribune,
Et la réduit en poudre.
3.1 Alors rain s'adressa à la foule:
"Peuple du site de racistes, contemplez l'étendue de mon pouvoir,
Car la nuit s'est abattue sur l'asile, comme je l'avais prédit,
Et la home est défigurée,
Et la tribune est comme disparue,
Et la corruption a envahi les bases de données,
Les remplissants d'erreurs plus dures à déboguer que celles de windows95."
3.2 Et Rain leur dit encore:
"Saurez vous maintenant que je suis Rain,
Contempleur des ténébreuses tortues,
Lecteur des correspondances,
Maître des mots de pouvoir,
Seigneur des channels,
Détenteur de la terre d'Asile?"
4.1 Ainsi parla Rain à la foule,
et ses paroles provoquèrent la consternation,
et tous se lamentaient,
et sanglotaient de ne pouvoir poster dans la tribune,
certains s'arrachaient les yeux plutôt que de contempler le spectacle hideux qu'était la home devenue.
4.2 Mais voilà que résonna une trompette,
et je vis sur les flots un poisson gigantesque,
un dauphin au regard empli de compassion,
et sur son front était gravé la devise suivante:
'Matheux suis, programmeur itou,
Comptez sur moi, fous,
Pour accourir quand désastre je hume,
aussi vrai que mon nom est Plume"
5.1 Et Plume contempla l'étendue du bordel,
Et il vit que les bases de données étaient corrompues,
Que des modules de mise à jour avaient plus que merdé,
Que la home était une horreur,
Que la tribune avait disparu,
Et voici quelles furent ses paroles:
5.2 "Rain, Contempleur des ténébreuses tortues,
Lecteur des correspondances,
Maître des mots de pouvoir,
Seigneur des channels,
Détenteur de la terre d'Asile,
Tu as déconné grave"
5.3 Et le dauphin géant s'adressa à la foule:
"Moi Plume,
Représentant des mammifères marins,
Détenteur du chiffre secret,
Faceleur de bases de données,
Je vais réparer ça,
Mais ça sera pas facile,
Parce que là, c'est la merde"
Bah, de toute façon 4chan on s'en fout.
Ce qui compte, c'est que la tribune est lourdement endommagée. D'où problème: où donc Reblochon va-t-il pouvoir poster ses liens cyberpresse?
Ah non, ne te documente pas, inutile, ce n'est pas du tout mon domaine. Sur le proxénétisme et la prostitution, je reprends simplement les définitions juridiques communément admises. Sur la prestation des acteurs du cinéma pornographique, je continue de penser qu'elle entre dans le domaine de la prostitution. Même si les acteurs sont sous contrat de travail. Le reste en découle. Il s'agissait surtout d'un exercice de style, et je le plaiderais comme ça si j'avais à défendre un téléchargeur compulsif. Avec conclusions écrites pour obliger le juge à motiver. Sinon, j'ai donné aussi des arguments qui allaient dans ton sens.
Scandale! On est dans un débat doctrinal, bordel! Mauvaise foi et sous-entendus plus ou moins appuyés sur la compétence du discutant sont de rigueur.
Pour ceux qui espèrent voir les juristes s'engueuler, ça arrive rarement. Par contre, il y a des articles bien méchants dans les revues, parfois. Le plus beau ces derniers temps est de Jacques Mestre. En gros, suite à un article analysant un arrêt de la cour de cassation d'une manière qui n'allait pas dans son sens, il a publié au Dalloz un texte intitulé "Comment lire un arrêt de la cour de cassation" dans lequel il explique qu'à la suite de l'article précédent, il a réalisé que bien des malentendus en doctrine s'expliquaient par le fait que les professeurs de droit ne savaient plus lire les arrêts de la cour de cassation. A ce point de l'article, il a inséré une note de bas de page perfide qui expliquait que d'ailleurs, la raison pour laquelle les é"tudiants avaient de plus en plus souvent des cas pratiques à l'examen était l'incompréhension des arrêts par les professeurs.
Sinon, je vois des arguments de défense plus consistants pour le cas d'un téléchargeur compulsif. Vu qu'on lui reprochera une contrefaçon, dénier au film pornographique la qualification d'oeuvre de l'esprit en s'appuyant sur l'absence d'originalité des oeuvres téléchargées, par exemple. Se battre sur l'évaluation du préjudice subi, aussi.
Quant aux lois autorisant ou n'autorisant pas ceci ou cela, elles n'ont rien à voir avec une saine discussion sur un sujet. Elles ne sont que des occurrences.
Pas d'accord, là encore. Tu me parles d'illicéité de l'objet et de la cause du contrat, et tu considères que la licéité de l'activité (puisque organisée par la loi) n'est pas un argument pertinent?
Je n’ai aucun ouvrage à ma disposition, ce qui ne justifie pas mon manque de rigueur. Je reviens donc sur ma remarque : Je dis simplement que la qualification de contrat de travail ne suffit pas à donner à la prestation un caractère légal : en effet, seules les choses qui sont dans le commerce peuvent faire l’objet de conventions. Avant même de qualifier la nature de la convention (y compris le contrat de travail) il convient de s’assurer qu’elle porte sur une chose qui soit dans le commerce.
Au risque de me répéter, nous ne sommes pas d'accord. Une prestation n'est pas une chose, c'est pourquoi on ne peut parler de "vendre son corps" à propos du contrat d'une actrice de film pornographique.
La prestation est effectuée à titre onéreux, en cas de procès, les juges feront une application stricte de l’article 1128, qui contrairement à ce que tu affirmes, fait directement entrer la morale dans notre droit. (Je parlais indifféremment d’éthique ou de morale, parce qu’effectivement les notions sont très proches).
Ce principe de la bonne moralité des conventions est énoncé distinctement dans les articles 1131 et 1133 du code civil qui disposent que "l’obligation sans cause, ou sur une fausse cause, ou sur une cause illicite, ne peut avoir aucun effet", et que "la cause est illicite, quand elle est prohibée par la loi, quand elle est contraire aux bonnes mœurs ou à l’ordre public"
Là on parle de droit des obligations, et je suis tout à fait d'accord avec toi, les articles 1128(objet), 1131 et 1133 (cause) posent des règles relative à la conformité de l'objet et de la cause du contrat à l'ordre public et aux bonnes moeurs. Tu auras remarqué que j'évoque le sujet, quand je dis:
thedarkdreamer avait écrit
Si à travers la notion de bonne moeurs, le droit a pu se faire le porte drapeau d'une certaine morale sexuelle, on ne peut que constater le déclin de la notion de bonnes moeurs prises dans cette acception (voir par exemple l'article de Fenouillet dans les mélanges Catala, 2001). Dans son manuel de droit des obligations, Alain Bénabent s'interroge "un contrat relatif à des photos érotiques serait-il encore nul?". Ce qui compte ici est le "encore", qui indique bien que la notion de bonnes moeurs est une notion cadre évolutive dont se sert le juge. Et que parallèlement à leur désuétude, le carcan des bonnes moeurs se fait aujourd'hui plus lâche.
Le déclin des bonnes moeurs en tant que morale sexuelle est indéniable, il n'est qu'à regarder le sort des donations faites au concubin aldultère dans la jurisprudence de la Cour de Cassation pour le réaliser(en gros les dons faits par lépoux à sa maîtresse étaient auparavants annulés sous certaines conditions, disons que la jurisprudence récente de la Cour de Cassation est plus que tolérante). Je suis donc en désaccord avec toi quand tu affirmes que les juges feront une application stricte des article 1128, 1131 et 1133 sauf s'il s'agit de dire que les juges se borneront à annuler pour cause illicite les contrats civils constitutifs de délit pénal (Convention de proxénétisme, par exemple). Ce que le contrat de travail d'une actrice pornographique ne constitue pas: la prostitution n'est pas un délit (même si l'incrimination du raccolage passif permet sa répression indirecte si elle se fait sur la voie publique), et ressort même de la liberté du commerce et de l'industrie (Est-il besoin de citer ici l'arrêt Dame Dol et Laurent qui a fait ricaner chaque publiciste?).
Enfin, nous pouvons revenir aux articles 16 et suivants du code civil : article 16-1 principalement : Chacun a droit au respect de son corps.
Le corps humain est inviolable.
Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial. »
Article 16-5 ensuite : Les conventions ayant pour effet de conférer une valeur patrimoniale au corps humain, à ses éléments ou à ses produits sont nulles.
Là encore, pour que ces dispositions s'appliquent, il serait nécessaire que l'activité d'actrice pornographique entre dans son domaine. Or au risque de me répéter, ce n'est pas le corps de l'acteur ou de l'actrice qui est l'objet de la convention, mais une prestation, de même que le kinésithérapeute qui fait un massage ne vend pas son corps. Le corps est d'ailleurs respecté, puisqu'il y a consentement de l'acteur: la maxime "noli me tangere" est sauve.
L’ensemble de ces élément peuvent à mon sens influencer le juge et emporter sa conviction qu’il ne peut y avoir de convention qui ne soit frappée de nullité lorsqu’elles concernent le paiement de faveurs sexuelles. Je ne sais pas ce que ça donnerait en cassation. Mais je réitère que c’est plaidable, et je ne partage pas ton point de vue à ce sujet. (en fait si je sais, je suis de mauvaise foi, la cour de cassation estime qu'il ne peut y avoir de réglementations ayant pour copnséquence l'impossibilité d'exercer le plus vieux métier du monde).
Bien sûr, le droit à disposer de son corps et le droit au respect de la vie privée viennent tout mettre en l’air, et s’appliquent en matière de prostitution. La loi de 46 sur la fermeture des maisons de tolérances, les lois fiscales concernant les revenus de la prostitution bnc) montrent la position de l’Etat en la matière. Cependant, tout ceci reste bien délicat. Et puis ce n’est pas ton argumentation :-) .
Les textes sur le racolage et le proxénétisme viennent par ailleurs montrer que la prostitution est possible. Cependant, l’absence de loi pénale concernant la prostitution ne signifie en rien que les conventions portant sur le consentement à un rapport sexuel soit valables.
Mais ici, intervient le proxénétisme, qui se définit par l’exploitation de la prostitution par un tiers. Il y a prostitution, puisqu’il y a rapport sexuel contre rémunération, et il y a proxénétisme, puisque cette prostitution est exploitée par un tiers.
Encore une fois, la jurisprudence de la cour de cassation a notoirement considérablement évolué sur la question des bonnes moeurs. Le jugement de première instance critiqué par Puech que je citais plus haut annulait une convention de strip-tease intégral, en invoquant notamment le fait qu'un tel contrat n'était pas suceptible de faire l'objet d'une execution forcée.
Or, pour en revenir aux articles 1131 et 1133, la cause du contrat (exploitation de la prostitution) est illicite, car prohibée par la loi. Les contrats sont nuls ainsi que ceux qui concernent l’exploitation de la prostitution et par voie de conséquence donc la vente des droits qui n’existent pas.
Il me semble difficile partant de là de pouvoir exiger un paiement qui ferait directement entrer dans la catégorie des proxénètes le demandeur.
Le cul doit donc être gratuit. Et rien n’oblige à payer pour le voir.
Là encore, le contrat d'acteur pornographique ne s'analysant pas simplement en convention de prostitution, la cause du contrat ne peut s'analyser à mon sens comme une simple exploitation de la prostitution, mais bien comme la réalisation d'une oeuvre cinématographique à caractère pornographique. Or si l'exploitation et la diffusion de telles oeuvres relèvent d'un régime particulier organisé spécifiquement par la loi,
à aucun moment le législateur n'a entendu interdire de telles oeuvres de manière générale et absolue. Partant, leur réalisation est donc licite, un contrat visant à cette réalisation l'étant donc également.
Sinon, je ne t'ai pas repris sur ta première évocation du droit pénal quand tu affirmais que le film pornographique était une chose hors commerce, il n'était pas possible de se rendre coupable du délit de vol sur une telle chose. outre le fait que la reproduction à l'aide de réseau informatique de tels oeuvres, s'apparente davantage à de la contrefaçon, il est possible de voler une chose hors du commerce. La "chose" visée par l'article qui réprime le vol (311-1 si je ne m'abuse)n'a pas besoin d'être dans le commerce. Il est possible de se rendre coupable du vol d'un organe (vol d'un organe dans une banque d'organes, par exemple).
Tu me sembles faire une confusion sur le délit de proxénétisme. Je me documente, si tu veux, et on en reparle?
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