Mais sinon, pour le silence des militants complices, tu repasseras. Je crois que je n'ai jamais entendu Filoche dans les grands médias qu'en ce moment.
Je ne défends pas le culte des déficits mais celui des investissements, de la relance, de la hausse des salaires, de la stimulation de toute l’économie, de la santé, des services publics… Il ne faut pas voter ce « pacte de responsabilité qui n’est d’ailleurs en aucune façon « un pacte ». Deux syndicats l’ont signé sur 8 et le texte est totalement factice, creux. Le tête-à-tête du Président et du Medef n’est pas sain. C’est le Parlement qui doit débattre, décider, diriger : il y existe une large majorité de gauche, rouge rose verte, c’est sur elle qu’il faut s’appuyer, pas sur une minorité qui elle même a besoin de la droite. L’austérité est rejetée, elle est minoritaire dans notre électorat, dans le salariat, dans la gauche, dans le Parlement et même dans le Parti socialiste, on n’a qu’à laisser les militants voter pour le vérifier
Et si l’on veut contenir les déficits, il faut prendre l’argent là où il existe, chez les gros, pas chez les petits. Il faut des mesures exceptionnelles fiscales sur les 84 milliards de dividendes nets, sur les 80 milliards de fraude fiscale, sur les 330 milliards des 500 familles, sur les 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux… Il faut faire contribuer les 1 % qui détiennent 25 % de nos richesses. Les 4 banques françaises privées détiennent 400 % de notre Pib, et c’est à elles qu’on verse 45 à 50 milliards d’intérêts pour une dette qu’on ne remboursera jamais : on est chez Ubu. Il faut faire contribuer les 10 % qui possèdent plus de la moitié du pays, 60 % du patrimoine… Car c’est là qu’est la solution : mais, je sais, pour cela, il ne faut pas s’entoure de conseillers libéraux, riches, des grands groupes et des grandes banques, il faut les affronter ! C’est notre électorat qu’il faut écouter, ceux auxquels on tend la main avec des tracts conte l’austérité, pas les pressions et les chantages de l’oligarchie bancaire, rentière, financière, médiatique… Pourtant, nous la gauche c’est aux aspirations de ceux « d’en bas » qu’il faut répondre, pas à celles de « ceux d’en haut », qu’on fréquente sans doute trop.
