Parcouru des kilomètres sur des rochers pointus:

en me hissant à la force de mes bras musclés et exposés aux inclémences du ciel tout me nourrissant de croûtes de pain et buvant l'eau du ruisseau



Chemin faisant, je prie cet animal de m'accorder la faveur précieuse de ses sympathies après lui avoir chanter le chœur d'Euryanthe "Chasseurs égarés dans les bois"
Moi qui me sens plus près de la bête que de la personne humaine, je vois dans son regard avenant quelque chose qui ressemble à l'éblouissement de l'impossible :

après 35 km à 5700 mètres d'altitude en petites foulées, je nage dans short XXXL je suis rachitique alors je fais une pose déjeuner car je suis un putain de survivant dans la putain de chaine alimentaire mais à bon pain, petits maux ! mais toutefois avec la sourde hostilité des gens à table qui n'aiment pas se serrer pour faire place aux faims du dehors...
Et en maison bien approvisionnée, vite est cuit le souper !

puis une pause tout court, quiconque est sujet aux pénétrations profondes de la nature en fait de même

Car l'homme n'est pas seul dans sa peau, il y loge une bête qui veut vivre...
