Après le taudis bobo qu'était Valparaiso, on continue notre route vers le ch'nord. Première étape, La Serena, ville côtière très agréable qu'on rapprochera d'un lieu de villégiature. Charmant mais sans grande identité.


Après une bonne nuit de trajet, nous arrivons à San Pedro de Atacama, ville-base de toutes les excursions dans le désert d'Atacama. La ville semble presque entièrement construite en adobe mais on ne s'y trompe pas, c'est un gigantesque piège à touristes, avec un nombre d'auberges et d'agences de voyages faramineux. C'est l'occasion du premier contact de l'Occidental avec la culture du harcèlement commercial de merde dans la rue. Vous savez, ces gens dans la rue qui vous alpaguent pour vous proposer de donner à la croix rouge/bleue/verte et gris et bleu et parabolique qu'on a en France ? Ben vous multipliez par 100 et le faites faire par des gens dont c'est le seul moyen de vivre, et voilà. Impossible de passer dans les rues principales sans se faire relouter au moins deux fois.


La sécurité, c'est primordial.

Puis nous partons en excursion dans divers endroits. La ville est à 2 500 m, ce qui est une altitude correcte, mais on a vite fait de monter à 3 000 - 3 500m, et là les ennuis commencent : maux de tête, fatigue, CHIASSE, bref, le mal aigu des montagnes, connu là-bas sous le nom de soroche. En général ça se calme après une durée d'acclimatation variable et la prise d'ibuprofène. Les autochtones mâchent la fameuse feuille de coca pour remédier à ça ; deux constatations à ce sujet :
- ça marche pas ;
- c'est dégueulasse.
Le MAM est un phénomène variable selon les personnes, mais évidemment tu trouveras toujours une connardse (inclusif maison), souvent française par ailleurs, qui te dira "ah non mais ça c'est dans la tête, moi je suis monté à 4000m et j'ai eu absolument aucun souci, mais j'ai grandi à Annecy, c'est ptet pour ça". Connasse.
Sachez par ailleurs que les deux nationalités touristes les plus fdp d'AdS sont les Israéliens et les Français, mais on aura l'occasion d'y revenir.
Au-delà de ça, ce désert est réputé pour son temps sec, sa stabilité climatique et son ciel pur, ce qui en fait le lieu de prédilection des astronomes de tous pays. Maintes agences y ont construit des bitching télescopes, qu'on ne peut malheureusement visiter qu'après un processus de sélection relou, de ce que j'ai compris, et encore.
Quand ton horizon ressemble à ça, tu es tout de suite plus impressionné qu'à Villeurbanne.

Les gens du coin appellent ça "la cabeza del indio", moi j'appelle ça évidemment "la polla gigante".







Des trouducz qui regardent un coucher de soleil en short en buvant du champagne. Pute de pute j'avais jamais eu autant envie de balancer des gens dans un ravin. Surtout que les mecs sont venus en minivan type peugeot partner réhabilité avec plein de sièges pourraves quoi.


Le lieu-dit "piedras rojas", à forte tendance basaltique.






Le volcan licancabur. Il est possible de gravir les volcans du coin mais bon avec mes maux de tête de babtou fragile à 3 000 m, pas question de monter sur un truc qui culmine à 5 900 m.






