Le mec bricolait une statistique bidon sur le temps perdu sur la route à 80km/h et ce que ça signifiait en termes de journées de travail perdues.
Vous n’êtes pas identifié. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Le Vrai Asile » Messages de hohun
Le mec bricolait une statistique bidon sur le temps perdu sur la route à 80km/h et ce que ça signifiait en termes de journées de travail perdues.
hohun a écrit:C'est surtout que je me demande bien ce qu'il essaie de prouver, en fait. En écartant l'aspect vies humaines, qui est évidemment chiffrable, on se retrouve avec un gogo qui fait une stat de merde avec des chiffres caricaturaux, sur la base de 0 étude ou 0 réflexion sérieuse. Bref toute sa tirade ne sert à rien à part faire du capitalisme bas du front.
Ben on en sait rien puisque la vidéo n'est pas complète, c'est seulement l'introduction que l'on voit dans la vidéo. Je pense que les chiffres il ne les sort pas au pif, il est prof d'économie à Normale :
Daniel Cohen est professeur d'économie à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm (section mathématiques), vice-président de l'École d'économie de Paris, dont il a été l'un des membres fondateurs, et directeur du Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP). Il fut notamment membre du Conseil d’analyse économique (CAE) auprès du Premier ministre entre 2010 et 2012. Il est professeur à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est actuellement directeur du CEPREMAP3.
Spécialiste de la dette souveraine, il est conseiller à la banque Lazard4,5, avec laquelle il a conseillé le Premier ministre grec Geórgios Papandréou et le président équatorien Rafael Correa pour la renégociation de la dette de leurs pays. Il a participé, avec la Banque mondiale, à l'« initiative de réduction de la dette des Pays Pauvres Très Endettés » (initiative PPTE).
Le mec doit connaître un minimum son sujet. Encore une fois, ce que je trouve débile ici, c'est la volonté de FC de sortir ça de son contexte.
https://www.franceculture.fr/emissions/ … n-francais
Le mec dit qu'il a préparé son petit calcul (que j'aurais pu te faire moi-même, vla le niveau), puis après cette déclaration enchaîne directement sur le chiffrage du coût d'une vie et termine là-dessus.
Opinion d'économiste, limite de technocrate, qui se garde bien de dire s'il est pour ou contre (ce serait une grossière erreur). N'empêche que son calcul caricatural à l'excès ne tient compte d'aucune réalité et surtout pas de la principale, qui est que quasiment personne ne respecte les putains de limites de vitesse de toute façon. Moi j'y reste, à la limite, en France comme en Espagne, parce que les voitures que je conduis ne sont pas les miennes et que je préfère ne pas prendre de risque, et en 10 ans de conduite, ce que j'en retiens c'est que si tu restes pile à la limite de vitesse tu finis par générer une grosse file de caisses derrière toi, à avoir des rageux qui te doublent en te klaxonnant et te font la queue de poisson occasionnelle. Bref, tu conduis à 90 sur une route limitée à 90, t'es le déchet de l'humanité.
Tu remarqueras d'ailleurs que ça rend cette réforme pas très utile, enfin si, maintenant les gens iront à 90-95 au lieu d'aller à 100-105. Sauf que voilà ça encule encore plus le calcul déjà idiot à la base de ce monsieur. En plus, évidemment, sur une nationale, personne n'est jamais à vitesse constante.
"Admirable analyse", conclut la présentatrice, mais whut quoi.
C'est surtout que je me demande bien ce qu'il essaie de prouver, en fait. En écartant l'aspect vies humaines, qui est évidemment chiffrable, on se retrouve avec un gogo qui fait une stat de merde avec des chiffres caricaturaux, sur la base de 0 étude ou 0 réflexion sérieuse. Bref toute sa tirade ne sert à rien à part faire du capitalisme bas du front.
https://twitter.com/franceculture/statu … 5526530048
Triple fils de pute de platine avec les félicitations du jury lui-même fait de platine.
Alors après c'est vrai que ma dernière expérience française c'était Villeurbanne, lauréate du ville-de-merde-award pour l'ensemble de sa carrière et tiers-monde mental, donc je ne suis peut-être pas objectif.
Quant au "qu'est-ce que je veux y faire concrètement ?", à mon échelle, pas grand chose, agir respectueusement et espérer que ça donne l'exemple. Changer la loi pour qu'elle prenne en compte autant le point de vue féminin que le point de vue masculin. Et je ne parle pas de criminaliser la beauferie. Je parle de prendre en compte ce que vivent les femmes dans la façon d'écrire les lois et dans leur substance, notamment au niveau des qualifications des actes, parce que j'ai l'impression qu'il y a un décalage entre ce qui est écrit et ce qui est vécu. Mais bon, j'ai l'impression qu'on va dans le bon sens à ce niveau, mêle si t'as des connes comme Diallo ou Sciappa qui sabotent le mouvement sans s'en rendre compte.
Note que le "qu'est-ce que tu veux y faire", ça s'applique des deux côtés. Si une grosse partie de la population française s'évertue à être beauf, alors il ne faudra pas s'étonner, ni même s'offusquer, qu'une grosse partie, en réaction, fasse du #metoo et des humiliations publiques sans jugement.
Tiens d'ailleurs, à ce sujet, faire un séjour chez les sud-américains que je méprise tant aide à se faire une idée de ce que c'est de se faire accoster à répétition de façon non sollicitée. Ben même en étant le "genre privilégié" et sans sous-entendu sexuel, on se rend déjà compte à quel point c'est lourd de ne jamais être sûr de pouvoir être tranquille. Alors si en plus tu cumules ça avec une certaine oppression sexuelle, voire une insécurité...
Mais c'est ça le problème, qu'on conçoive que la beaufitude soit "bien loin" de l'agression et du harcèlement. En théorie oui, mais dans la pratique, subir des sifflements, des commentaires condescendants, se faire suivre dans la rue, entendre des blagues lourdes à longueur de journée, etc., c'est un harcèlement de fond qui est très très lourd. Dans ce contexte, même la moindre pichenette peut devenir une agression parce que tu es bien trop souvent à cran.
Rien qu'un acte aussi anodin que se balader dans la rue implique une conception différente pour les hommes et pour les femmes. C'est te dire comment ça peut dégringoler vite.
Je crois déjà avoir donné ces exemples, mais les trucs à la con genre je laisse ma copine dans la rue seule pendant littéralement 15 secondes et elle se fait alpaguer par deux pauvres types juste à ce moment ; ou encore ma sœur seule au volant, au feu rouge en centre ville, une camionnette s'arrête à sa hauteur, trois mecs bourrés en sortent et essaient de la convaincre de monter dans leur tire glauque.
On est en 2018 et les filles ne peuvent pas encore être seules dans le bus le soir sans risque de se faire lourder par une ou plusieurs personnes. Là la gifle de la copine d'aliocha c'est plus se mettre en danger qu'autre chose par exemple.
hohun a écrit:صلاح الدين آكلى لحوم البش a écrit:Elle serait dans une boîte française, elle finirait au sol, agitée de convulsions et de l'écume mousseuse lui sortirait de la bouche. Dans ma boîte ça allait largement plus loin, et que faisaient les nanas ? Elles répondaient par des vannes.
.Note que ce n'est pas parce que "c'est comme ça" que c'est une bonne chose. Et que ce n'est pas nécessairement parce que tu réponds avec des vannes que tu ne préfèrerais pas un truc moins beauf.
Hohun, je pense que tu parles bien . Mais en gros, c'est quand la dernière fois que t'as bossé dans des locaux d'entreprise ? En dehors d'une réunion ?
Oui, dans un vestiaire c'est « comme ça », et oui, si c'est « beauf », ce n'est pas grave. Toi, par exemple, ça ne te dérange pas d'être méprisant avec les gens qui vivent en « AdS » (et ce n'est pas un reproche parce que j'adore ton road trip), mais je l'ai déjà dit dix fois : à chaque fois que quelqu'un a été indélicat avec ma nana, elle a rétablit la situation avec une gifle, et ça a marché à chaque fois. Où est le problème ?
Je ne sais pas trop où j'ai été médisant avec les gens d'Amérique de sud. Qu'ils aient des villes laides, des transports parfois crades et parfois dangereux, aucune conscience écologique ou encore qu'ils te harcèlent dans les rues ce n'est pas être méprisant, c'est une constatation. Je suis par contre effectivement médisant dans le thread des villes de merde, mais c'est le style asile qui veut ça.
Avec les Israéliens, ça oui j'ai été médisant, mais il le cherchent bien.
Quant à la dernière fois que j'ai bossé en entreprise, je sais pas, il y a une dizaine d'années ? Une nana dans un bureau avec 5 mecs, des blagues de beauf toute la journée, heureusement rarement dirigées vers elle, mais elle en général qui réagissait avec un sourire en coin du genre "bon, je supporte" ?
Depuis je me contente de glaner les expériences des gens en entreprise et franchement ça fait pitié quoi. D'ailleurs en général quand ce sont des avis féminins tu sens en filigrane non seulement le poids du sexe, mais aussi la condescendance larvée qui s'exerce.
C'est bien que ça marche avec ta nana, je suis sincèrement content pour elle, mais gifler ce n'est pas une réaction qui marche dans toutes les situations. Surtout dans le monde de l'entreprise où les gens peuvent être encore plus médiocres que d'habitude. Et il me paraît que ce serait encore mieux si elle n'avait pas à subir l'affront en premier lieu.
D'ailleurs je ne pense pas que l'argument du "tu as été trop longtemps hors du monde de l'entreprise" ait une quelconque validité. La beauferie en entreprise n'est qu'une extension de la beauferie générale, au final. Et la beauferie générale, ben putain, en 2018 je trouve qu'on fait encore largement pitié en France, notamment dans l'espace public.
Elle serait dans une boîte française, elle finirait au sol, agitée de convulsions et de l'écume mousseuse lui sortirait de la bouche. Dans ma boîte ça allait largement plus loin, et que faisaient les nanas ? Elles répondaient par des vannes.
.
Note que ce n'est pas parce que "c'est comme ça" que c'est une bonne chose. Et que ce n'est pas nécessairement parce que tu réponds avec des vannes que tu ne préfèrerais pas un truc moins beauf.
Tiens, en parlant d'Espagne, c'est marrant de voir comment ça commence à être la chasse aux relous. Aujourd'hui une hôtesse de l'air qui s'était fait toucher le cul pendant un vol Berlin-Majorque par un kéké allemand a porté plainte. L'Allemand a prétexté que ça faisait partie d'une blague et qu'il n'y avait rien de sexuel (excuse de qualité). Ça s'est fini au tribunal et ça lui fera la bite.
Faut savoir que les Espagnols, historiquement, n'aiment pas les Français, mais que récemment la grosse haine se détourne un peu vers les Allemands et les Anglo-saxons, qui, sous prétexte que les Baléares c'est la fiesta tavu, sont bourrés en permanence du début à la fin du voyage et se comportent comme des gros beaufs. Ils montent déjà bourrés dans l'avion, se soulent encore un peu plus à bord et harcèlent les hôtesses, qui en ont littéralement ras-le-cul.
Nous passons la frontière et arrivons en Équateur, à Guayaquil, en fin de soirée. Pour la première fois de ma vie, je paye en dollars (le sucre ayant cessé son cours en 2000). Les prix sont sensiblement plus chers qu'au Pérou alors que la qualité de vie est équivalente.
Pour arriver à l'auberge, nous prenons un taxi. Pour endiguer les problèmes de criminalité dus aux enlèvements par taxi, les taxis officiels sont équipés d'une caméra et d'un numéro de licence. À cette époque, le pays n'est pas réputé plus dangereux que les autres mais une histoire d'assassinat de deux touristes dans un des coins les plus populaires du pays s'est répandu comme une traînée de poudre dans la communauté de baroudeurs. À toutes fins utiles, je télécharge une appli du gouvernement qui permet de contacter la police en cas d'urgence vitale.
Le centre de Guayaquil est pour la majeure partie laid voire sordide. Perso, je ne m'y baladerais pas seul la nuit. En plus, il fait une chaleur torride qui n'incite pas au tourisme.
Alors que j'ai lutté pendant deux mois pour trouver une putain de salade en AdS et plus généralement des légumes potables, il s'avère que ces salopards les balancent aux iguanes ! Putes. Bon là la salade est pas sur la photo mais voilà.
repository multiverse
Sympa les lignes de commandes inspirées de The One avec Jet Li

Ahah meilleure action de la coupe du monde jusqu'à présent.
Ton système digestif est de toute évidence PD.
Je profite de ce déterrage de topic pour rebondir sur cette horreur :
C'est comme les maggi cube, tu peux en mettre partout c'est toujours bon.
S'il ne s'était pas auto-banni du site, je te me te l'aurais bien fichu dans le petit bassin moi, nassos. Enculé va !
On chie sur le Thermomix mais c'est quand même bien agréable pour réussir un fourrage de tarte au citron sans trop galérer, ou encore pour faire un coulis de fruits.
À vrai dire, l'omelette est généralement tellement mal faite que peu importe un fond de beurre ou d'huile.
Des fondations se chargent de faire des classements des villes de merde : http://poll2017.trust.org/
Légère entorse à la règle, il sera également ici question des pays de merde : https://www.francetvinfo.fr/replay-radi … 00259.html
Content que t'aies aimé, ils vont en faire une suite si pas une saga, parce que de nos jours on ne peut pas laisser un film à succès tranquille.
Ah bah oui de l'autre côté de la frontière on se fait plaisir niveau cuisson à l'huile d'olive.
Kefka a écrit:mr_zlu a écrit:C’est un beau gâchis de cuire son huile d’olive, à moins bien sûr d’aimer la nourriture sans goût
Sans gout comme toute la cuisine meditéranéene et orientale tu veux dire ?
C'est quand même un classique de la cuisine que l'huile d'olive perd son gout à la cuisson, oui. Autant utiliser une autre huile végétale plutôt que de gacher une bonne huile d'olive.
Alors je dois utiliser de l'huile transgénique parce que le goût de l'huile d'olive ne se perd pas nécessairement à la cuisson.
Bah je reviens du concert à l'Olympia et en tout cas c'était fort bien. Par contre si cette histoire bloque la sortie du prochain album de Tool je n'réponds plus de rien.
hohun a écrit:Conrad a écrit:Pour vous la situation décrite dans le tweet est un viol ?
viol
nom masculin
(de violer)
Rapport sexuel imposé à une personne sans son consentement.
Si on prend la définition au pied de la lettre, qu'il faut qu'il y ait un consentement explicite, donc oral parce que tant que ça n'est pas oral, ça reste sujet à interprétation non ? (oui elle avait l'air ok mais bon elle a pas dit non, elle a pas dit oui mais elle a pas dit non). Dans ce cas je pense qu'on est à peu près tous des violeurs ici.
Perso ça ne m'étonnerait pas que l'histoire soit vraie, j'imagine qu'approximativement toutes les rockstars ont dû se taper des camionnettes entières de groupies. Tu dois en arriver à un point où tu dois te sentir tellement adulé que tu ne dois même plus pouvoir concevoir qu'une meuf qui te suit en backstage puisse refuser que tu la sautes. Pas surprenant que dans le lot, il y ait pu en avoir certaines qui n'aient pas osé dire non et se barrer.
Déjà, il faut partir du principe que cette histoire, c'est du pipeau, donc on va éviter de prendre la situation pour argent comptant.
Deuxièmement, comme tu le dis, toutes les rockstars ont probablement des camions pleins de groupies. En supposant que l'acte mentionné dans cette histoire se soit produit, on ne parle pas ici d'une groupie mais d'une fan de 17 ans qui n'avait pas pour objectif de se taper son "héros".
Troisièmement, évidemment, le bon sens veut qu'on ne juge pas quelqu'un sur la base d'une accusation non fondée. Ceci étant, et c'est bien tout l'effet vicieux de ce que les féministes qualifient de patriarcat, c'est que tout le système de pouvoir étant verrouillé par les hommes jusqu'à très récemment, il s'établissait une relation de domination de fait. Et attention, il faut préciser ici que cette relation n'est pas nécessairement consciente. Or, quand on est dominé, on n'a pas les mêmes réflexes de défense que lorsqu'on est sur un plan d'égalité. Ça vous a pas paru fou que des femmes pourtant relativement célèbres et relativement importantes ne se lâchent que plusieurs années plus tard sur des faits de harcèlement sexuel à leur encontre ? Je crois que vous ne vous rendez pas compte à quel point c'était une humiliation et un tabou social que de se faire violerimposer un acte non consenti pour les femmes. Les témoignages de femmes allant faire des dépositions chez des keufs non réceptifs et qui se sont entendues dire en filigrane "ouais mais bon, vous l'avez cherché un peu quand même", j'en ai vu passer la masse.
Dans cet exemple factice, remettons les choses en contexte :
- t'as une nana de 17 ans qui se fait inviter en coulisses par une personne qui a deux fois son âge et qu'elle adore.
- elle se fait inviter seule, puis le type l'invite à aller dans sa caravane ou je ne sais quoi. Pour nous, à froid, c'est jouer avec le feu.
- sauf que voilà, vous vous souvenez peut-être plus de quand vous avez 17 ans, mais quand on a 17 ans, ça arrive souvent qu'on soit con comme ses pieds.
- en plus, vous êtes des hommes. Le rapport de force, de domination et, partant, la façon de voir les choses diffère. Ce qui est pour vous un simple "ben quand il a commencé à se désaper, t'aurais dû lui en coller une et te barrer", pour une fille de 17 ans, ce n'est pas la même chose. Pour une femme tout court d'ailleurs. Il y a tout un poids de non-dits sociaux qui est à l'œuvre dans ce genre de situation, c'est ce que les féministes essaient de faire comprendre aux hommes qui, eux, ont beaucoup de mal à l'entendre parce qu'ils sont dans un système où, jusqu'à très récemment là encore, et quoi qu'en dise la loi, l'homme est favorisé de façon implicite.
Et tout le vice du système se joue sur la difficulté d'interprétation. Les gens ont beaucoup de mal à concevoir qu'un acte commis dans l'inimité, entre deux personnes qui ont accepté de se rencontrer de bon cœur à la base, puisse déboucher sur un viol sauf si des violences visibles ont été commises. Or, c'est bien trop souvent le cas. Je pense que l'essentiel du combat se porte sur les éléments de langage. "Ce n'est pas un viol parce qu'il n'y a pas eu violence ou preuve de coercition, et le doute profite à l'accusé". C'est en théorie bien légitime. Le souci, c'est que le doute profite à l'accusé dans un système qui, de base, donne plus de poids à l'accusé. On pourra donc qualifier cet acte de "rapport sexuel non consenti", or, pour beaucoup de femmes, ça ne décrit pas correctement ce qu'elles ont ressenti elles. Parce que la loi a une inertie et reste le fait majoritaire d'hommes, qui impriment leur vision des choses, et ce tout humanistes qu'ils soient (cf. "pas nécessairement conscient", plus haut).
Et attention, ne laissez pas le thread des connasses féministes vous induire en erreur, une vraie féministe, ça vise l'égalité, et c'est bien conscient que ce genre de merde (le "rapport sexuel non consenti") arrive aux hommes aussi et qu'il faut tout autant le combattre.
Il faut bien se rendre compte que si on en arrive à un tel état de crispation, ce n'est pas parce que quatre moches aux cheveux bleus sont frustrées sur Twitter. C'est surtout que les hommes, jusqu'ici, ont eu tellement de passe-droits implicites que les femmes subissent une pression qu'on ne se représente même pas. Comme je l'ai déjà dit, MeToo et consorts, c'était un mal, mais un mal nécessaire.
Nope.
Désolé, mais pour moi, le viol c'est ça :
222-23 du Code pénal a écrit:"Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol."
Tu noteras que la notion de consentement n'apparaît pas directement, pour la simple raison que le consentement est une notion extrêmement fine et floue.
Et rapporter la preuve de l'absence de consentement est salement dur.
En gros, il faut des violences (pas besoin d'explication), une contrainte (suce et t'as pas intérêts à dire non parce que je suis ton oncle/ton patron/ton confesseur) ou surprise (au sens de surprendre le consentement: tu croyais coucher avec X, surprise, je suis son jumeau; oui les cas de surprise étaient assez rares)
Et ça, c'est l'élément matériel.
Faut aussi l'élément intentionnel: que l'auteur ait eu conscience de passer outre l'absence de consentement par l'emploi d'un des trois moyens précités.
Pourquoi croyez-vous que la défense de l'accusé dans de très nombreux cas consiste pour l'essentiel à dire qu'il pensait la plaignante consentante?
Bref, établir un viol en Cour d'assises n'est jamais simple ou évident.
Partir de la preuve du défaut de consentement serait encore plus compliqué: par nature, le consentement est intérieur, rien ne le matérialise.
Là encore, les néoféministes en ont tout à fait conscience et proposent carrément d'établir une présomption de culpabilité.
Pour un crime puni de 15 ans d'emprisonnement.
Bah ce sera sans moi.
La notion de consentement n'apparaît pas directement, mais la notion de contrainte, oui. Or le législateur, dans un système patriarcal, voit la contrainte comme un acte ayant des tenants concrets (contrainte svt, chantage, etc.). Pourtant, la contrainte subie par les femmes, comme je le dis, est partiellement du fait d'un poids social et n'est pas "prouvable" en tant que tel, ce qui la rend caduque d'un point de vue judiciaire. Mais voilà, va expliquer ça à un public fait d'hommes et de femmes qui ont été conditionnées à penser selon un système qui les défavorise.
Bref. Tu n'y vois pas un viol de ton point de vue d'homme doublé de juriste, mais j'ai discuté avec la dose -et je dis bien la dose - de femmes qui ne l'entendent pas de cette oreille. Et ce n'est pas parce qu'elle ont "tort" aux yeux de la loi qu'elles ont tort dans la vraie vie.
D'ailleurs, ces "néoféministes" dont tu parles (mais de qui parles-tu, exactement ?), ce qu'elles veulent c'est surtout un changement profond des mentalités. Elles en auraient rien à carrer de la loi si tout le rapport de force était à égalité.
À ce sujet, je te renvoie vers un cas judiciaire édifiant, celui de La Manada en Espagne (pas de wiki français, tu peux google translate) : https://es.wikipedia.org/wiki/Caso_de_La_Manada
Concrètement, à la féria de Pampelune, une nana accepte de suivre cinq types (qui se désignaient eux-mêmes sous le nom de "La meute" sur Whatsapp, pour te situer l'intellect), et ça se finit en agression sexuelle dans une cage d'escalier. La fille qui était à la base consentante (jusqu'au pas de la porte d'immeuble apparemment), se retrouve soudain en position d'impuissance et "accepte" de se laisser faire. Les types, des génies encore une fois, filment la scène avec leur smartphone.
La fille porte plainte pour viol, les types sont jugés, se prennent neuf ans de taule pour "agression sexuelle" au motif qu'au final, on ne la voit pas vraiment dire non dans la vidéo.
Gros ras de marée un peu partout en Espagne, les femmes sont dans la rue, pour elles ce que la loi qualifie d'agression sexuelle c'est un viol. Interviews dans les rues, dans les talk-shows, entrevues avec des anciennes victimes, le pays se rend compte à quel point le système est pervers et favorise les hommes (pas sur la forme, mais sur le fond) et à quel point quand on est agressé, le réflexe c'est de la fermer et de subir. C'est la première fois que j'ai vu des présentatrices de JT être énervées et prendre aussi ouvertement parti. C'est tellement parti en vrille que les politiciens ont demandé la formation d'un comité pour voir s'il n'est pas temps de changer la loi.
Depuis, l'Espagne est blindée de slogans anti-agressions sexuelles. Dans le Pays basque, ils sont placardés absolument partout et, à Pampelune, sous les panneaux d'entrée dans la ville, ils ont rajouté un panneau qui dit en substance "ici, tu respectes les femmes".
Au final, ce n'est même plus vraiment une question de loi, c'est au-delà de ça. En fait, ça n'a jamais été qu'une question de loi.
Les "elle avait qu'à pas entrer dans sa caravane, elle savait ce qu'elle risquait" ça marchait dans les années 90. Dieu merci on n'est plus dans les années 90.
Bon en l'occurrence c'est du pipeau donc on s'en branle mais les situations de domination on en connaît les tenants et les aboutissants depuis la nuit des temps en vrai. Et pas que pour les viols d'ailleurs.
Pour vous la situation décrite dans le tweet est un viol ?
viol
nom masculin
(de violer)
Rapport sexuel imposé à une personne sans son consentement.
Le Vrai Asile » Messages de hohun
Propulsé par PunBB, supporté par Informer Technologies, Inc.
Généré en 3,781 secondes, 11 requêtes exécutées