hohun a écrit:un mix de bouffe pas assez haut standing
hohun a écrit:, burger-frites-coca 600 ml
En général, j'entends ![]()
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Le Vrai Asile » Messages de hohun
hohun a écrit:un mix de bouffe pas assez haut standing
hohun a écrit:, burger-frites-coca 600 ml
En général, j'entends ![]()
Normalement ça ne dure pas aussi longtemps, t'as passé ton temps à boire de l'eau au robinet ou bien ?
Même pas, on a fonctionné à l'eau en bouteille depuis, heum, le nord du Chili et à peu près jusqu'à la fin du voyage. Je pense qu'il y avait un mix de bouffe pas assez haut standing pour mes tripes d'européen fragile et de changements d'altitude trop fréquents.
Suite à nos mésaventures à Potosi, nous décidons de partir vers Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie et ville dont le principal avantage est de ne pas se situer à 4 000 putains de mètres. Pour y aller, nous aurions pu prendre un bus, mais ça aurait été trop simple. La technique courante est de prendre un taxi dans un coin un peu miteux et donc tout à fait rassurant. Nous montons à bord avec un prêtre allemand qui a été assigné à la Bolivie il y a une quarantaine d'années.
Sur la route, nous nous arrêtons à un péage. Devant nous, un type avec une voiture de qualité très honorable pour la Bolivie essaie de négocier le passage avec les policiers parce qu'il n'a apparemment pas assez d'argent (le tarif était dé-ri-soire). Le ton monte et les policiers, voyant la file immense qui commence à se former, le laissent passer sans même lui péter les dents, alors que je pense que tout le monde aurait applaudi.
Nous serons derrière cette voiture pendant une centaine de kilomètres, l'occasion pour nous de voir le mec balancer des emballages de biscuits et trucs plastiques divers par la fenêtre plusieurs fois. Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de presque toucher du doigt le plus gros fils de pute du continent.
Après ce trajet à vrai dire très satisfaisant niveau prudence du conducteur, nous arrivons à Sucre, une ville qui n'a pas grand intérêt touristique. Tous les magasins étant fermés, nous entrons dans une espèce de gargote à fast-food qui, d'apparence, vaut bien ce qu'on trouve un peu partout en France : écrans LCD, salle propre, cuisines en vue directe depuis le comptoir. Nous prenons un menu, burger-frites-coca 600 ml pour peu ou prou 3 euros dans un des coins les plus chers de la ville. 3 euros, quoi.
Y avait-il un truc pas frais dans les burgers ou était-ce un regain du mal des hauteurs ? Toujours est-il que le lendemain, nous nous trouvons super mal. Je passerai 5 jours à courir aux toilettes toutes les demi-heures pour chier un litre d'eau. Promis, je parle (presque) plus de caca après ça.
Lors de nos moments de rémission, nous prenons sur nous de visiter un peu la ville. L'hypercentre est joli, de type colonial peint en blanc, mais partout des petits détails nous rappellent qu'il s'agit d'un pays pauvre.
Une place/parc publique en plein centre ville, avec beaucoup d'enfants en bas âge et de petits stands de bouffe, et ça en guise de barrière :
Les protections à l'ancienne (ne riez pas, j'en ai vu des comme ça au pays basque) :
Nous tombons sur le quartier des boutiques et du marché. Le marché nous file la gerbe instantanément : les étals des bouchers puent la pisse. En cause, les chiens errants et le manque d'hygiène. Si je devais vivre en Bolivie, je passerais certainement végétarien. D'autant que les supermarchés sont encore pire qu'au Chili : aucun produit ne fait envie. Les gâteaux et biscuits ont plus d'additifs que de farine et tout a un goût globalement dégueulasse. Les fromages n'ont pas des masses de goût et coûtent une blinde, la viande ne fait pas envie, il y a peu de fruits et de légumes, etc.
Nous passons devant un magasin de jouets au bon goût chinois :
Une fois remis plus ou moins sur pied, nous décidons de partir pour La Paz, dans un bus assez sale mais toujours plus confortable que ces saloperies de bus qu'on se tape en France. Sans déconner. Nous partons de nuit, ce qui me va tout à fait, vu que la région de La Paz a des routes assez hardcore et que ça va aller, merci, je me suis déjà bien assez chié dessus ces derniers jours.
Ou un fan de kill bill.
Nan j'avoue, ça fait quand même très nerd puceau qui se branle sur du hentaï.
Quintuple old de vibranium avec félicitations du jury et foule en délire.
Putain, dès que j'ai un coin de terre, j'y fous des plants de tomates, j'en peux plus des tomates de supermarché qui quel que soit leur prix, ont goût de Volvic.
D'ailleurs des conseils ?
Si j'avais des terres dans le nord je planterais des groseilliers et des cerisiers. On ne s'en lasse pas, contrairement aux tomates. Ah et des plants de rhubarbe aussi. La compote de rhubarbe, correctement sucrée, c'est une putain de tuerie.
Ahah l'excuse à l'américaine.
Cela dit sachant que la fille a infirmé les propos du fameux videur mi-africain mi-serbe l'histoire du racisme reste du conditionnel.
Comme sa libération.
https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/1 … _23408294/
Concentrer sa défense sur l'alcoolisme pour essayer de faire oublier le racisme, bien essayé mais ça passe pas, ici boire c'est l'identité nationale chaton.
Dans les années 80 il n’y avait pas encore de ceinture de sécurité à l’arrière.
Sinon c’est joli
Oui mais à l'avant ?
D'autre part quand je dis coupées ou cachées, c'est pas pour rien, tu vois la racine du clipseur. Et j'ai vu une fois un taxi sortir la ceinture de dessous le dossier de la banquette pour une personne insistante.
à tel point qu'aller 5 rues plus loin pour acheter à bouffer est une épreuve
Alors pro-tip, c'est pas de la bouffe qu'il faut acheter dans cet état-là.
L'ibuprofène marche bien, mais pas assez.
Suite du voyage :
Nous sortons d'Uyuni la déprimante en car direction Potosi. Enfin, on retrouve des routes goudronnées, ça fait plaisir. Le chauffeur conduit malgré tout comme un malade sur des routes à fort dénivelé ; même si le bus n'est pas une épave, je sue quand même pas mal des mains pendant une bonne partie du trajet. Nous arrivons dans la soirée à Potosi, une ville située à 4 000 m de hauteur et construite à flanc de colline. La gare routière se trouve en bas de la colline, et Google Maps semble nous indiquer que l'auberge n'est pas loin (moins d'un kilomètre). Nous entreprenons donc de monter à pied. Monumentale erreur : si la distance était correcte, nous n'avions pas vu la pente dans la nuit noire. Nous arrivons dans notre auberge, située dans le quartier colonial, sur les genoux.
Nous étions accompagnés d'un couple de joviaux Québécois avec qui, pour se féliciter d'avoir survécu, nous décidons de faire péter les bouteilles de la bière locale, la Potosina. 3 ou 4 bouteilles de 1 litre, principalement bues par mon homologue masculin et moi.
Bien entendu, n'importe quelle personne avec un minimum de jugeote vous dira qu'il faut éviter de boire beaucoup d'alcool à une altitude pareille. J'ai une excuse : je pensais m'être accoutumé. Ce n'était pas le cas. Le lendemain matin, maux de tête cinétiques atroces, chiasse interstellaire, forme svt de Valéry Giscard d'Estaing. J'arrive à bout de souffle en haut d'un escalier de 15 marches. En tout état de cause, un état global déplorable, à tel point qu'aller 5 rues plus loin pour acheter à bouffer est une épreuve. Au final, nous partirons de la ville au bout de 3 jours sans vraiment avoir pris le temps de la visiter.
Dommage, car si Potosi est une ville laide et pauvre, elle est également un trésor culturel à l'histoire chargée et macabre. Colonisée par les Espagnols à cause de la montagne adjacente qui regorgeait d'argent, la ville s'est développée à un rythme effréné au XVIe siècle. Évidemment, ce sont les autochtones esclavagisés qui mouraient au travail dans la mine, mais pas que ; les Espagnols ont aussi fait venir les esclaves africains pour frapper la monnaie et aider à la mine. Résultat : une richesse insolente et des dizaines de milliers de morts. Pendant presque cent ans, le centre historique a été le théâtre d'une sauterie gigantesque, avec des églises qui poussaient comme des champignons, des théâtres, des bâtisses splendides, des fêtes gigantesques...
Karma : par le biais de ce qui n'était pas encore connu sous le nom de "mal hollandais", l'afflux de ces richesses vers l'Espagne a été en partie responsable de sa décadence. Un peu plus d'un siècle après l'établissement de la ville, l'argent s'épuisa, et la ville n'a survécu que grâce au minage d'étain. Sinon, elle aurait probablement été aujourd'hui une ville fantôme.
En s'y baladant aujourd'hui, on voit encore les vieilles bâtisses aristocratiques qui tombent lentement en ruine. La ville n'est s'est jamais remise économiquement de cette période faste et sanglante.
Je découvre pour la première fois les transports en commun ignobles de la Bolivie, des bus qui semblent dater des années 1970/1980 et importés du Japon. Les idéogrammes s'y lisent encore. La maintenance est artisanale et les moteurs probablement pas adaptés à une combustion à 4 000 m. Par conséquent, ces bus émettent une épaisse fumée noire stagnante qui te coupe littéralement le souffle, que tu as déjà très court par ailleurs. Je m'empresse de les surnommer les "bus-cancer".
Nous testons également les taxis : des bagnoles des années 80 où les ceintures ont été retirées (?) ou cachées volontairement (??). Couplé au style de conduite local, on réalise subitement l'importance de cet instrument.
Black Panther (qui fait un carton http://www.lemonde.fr/cinema/article/20 … _3476.html )
C'était sympa, mais un potentiel gâché par un script qui en seulement deux heures essaie d'établir les bases d'un pays et d'une culture et en plus d'y mettre un scénario basé entre autres sur les rapports de force. Résultat : le méchant qui n'a pas tort se retrouve à prendre une mesure complètement débile parce qu'il est trop méchant tavu.
À noter le syndrome Batman Vs Superman : un film qui se serait mieux passé si les deux antagonistes avaient décidé de discuter au lieu de faire les mijaurées.
Je suis en train de boucler la zone de Jacob et putain ça me soule. Quels choix de gameplay idiots.
La charte graphique et scénaristique a l'air 100% kefka-compliant indeed !
Je me disais justement que ma journée manquait de bébés en slip.
C'est quand même dommage d'avoir perdu tant d'années d'expertises historiques pour finir dans un super U avec un potager pour s'occuper le dimanche.
Hé, la culture, ce n'est jamais une perte !
Ces derniers jours, les images de conrad ne s'affichent plus. C'est firefox qui chie la bite ou bien ? J'ai désactivé mon adblock.
Et du coup sa non-existence LOL
Je découvre l'existence de Patrick Font.
Oui, mais l'intention de l'auteur est généralement un non-dit. Si un mec a réfléchi pendant 3 mois pour accoucher d'une toile blanche, ça restera une toile blanche pour toi.
Bref tout ça pour dire que je crois au génie de l'aléatoire et de la médiocrité. Un mec qui te claque "ganged" avec un overdub de documentaire sur l'Inde, ça sort de nulle part, c'est génial. C'est de l'art !
Pour ceux qui se demandent : oui, j'ai du travail, mais je suis prêt à raconter n'importe quoi pour ne pas avoir à le faire.
hohun a écrit:Je ne crois pas que c'était son intention première de troller les richous et les péteux
Pas juste ça, plutôt si je paraphrase le wiki qu'a linké kefka questionner le rapport qu'on a à l'art et tout ce qui l'entoure.
Mais du coup, voilà : pour les initiés, c'est de l'art, pour d'autres moins initiés, une arnaque, et pour la populace qui ne connaît pas c'est probablement de la merde. L'art, ou absence d'art, n'est pas un état figé et dépend essentiellement de la valeur que lui donne le destinataire, au dépens parfois de l'intention originale du créateur. Parce qu'au final, dans l'art, tu n'existes que parce qu'on te regarde.
Du coup si l'art est essentiellement subjectif, un clodo qui s'évertue à faire des vidéos crasseuses dans son appart' immonde ça peut être vu comme de l'art pour peu que ça réponde à ta définition de l'art. Pareillement, si pour 12-25 aller au fond de son délire crado auto-révérentiel c'est de l'art, qui pourra leur dire le contraire ?
hohun a écrit:Oui mais si Duchamp avait mis un pétard dans une bouse de vache, ça aurait été de l'art.
Mon avis, c'est qu'il le savait très bien ça et que ça faisait partie du truc.
C'est mon analyse donc elle vaut ce qu'elle vaut mais pour moi son idée, c'était de troller le monde de l'art en les poussant à payer des sommes folles pour un objet débile.Du coup, si tu regardes l'ensemble : un objet qui n'a rien d'artistique, les personnes importantes de ce monde qui s'exclament devant, les mecs qui dépensent des fortunes pour les acheter.
Si je ne me plante pas et que tout ça faisait partie de son plan, ouais, l'ensemble a quelque chose d'artistique.
Je ne crois pas que c'était son intention première de troller les richous et les péteux, mais ça lui est probablement venu à l'esprit, oui. C'était surtout, et c'est d'ailleurs là que je rejoins le 18-25, une affirmation que l'artiste, par simple volonté, peut faire de tout une œuvre d'art. Reste à définir ce qu'est un artiste, et là je peux pas, c'est la pause-midi.
Oui mais si Duchamp avait mis un pétard dans une bouse de vache, ça aurait été de l'art.
"Duchamp des possibles", qu'il s'appellera.
Le Vrai Asile » Messages de hohun
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