Aliocha a écrit:Putain, cette soirée Pedobear quand même... comment t'as déniché ce bar ? J'ai l'impression que la moitié des clients n'avaient pas le droit de boire d'alcool...
Alors, le compte-rendu, parce que cette asilecon en mérite un.
J'arrive avec quelques minutes de retard, et Bestaflex , qui était déjà là, me trouve devant le bar.
Bar que je ne connaissais pas, et que j'ai trouvé en tapant "bar baby-foot" dans Google maps.
Clairement c'est un bar de geeks, mais de nouveaux gens. La moyenne d'âge tourne autour des 20-25 ans voir plus jeunes, alors que la sono crache la musique de quand j'avais douze ou treize ans (et qu'il y a plus de vingt ans que je n'ai plus vingt ans). Sur les murs des posters de game boy, de super nes, de street fighter 2... L'impression étrange d'être au milieu de jeunots qui s'ambiancent avec une version mythifiée de ma jeunesse.
Autre truc qui m'a marqué, le videur à l'entrée, qui contrôlait le fait que les gens avaient une réservation. Je me suis dit qu'on avait bien changé depuis les repas au ban Thaï.
Mais bref, Zlu, Conrad et Mamouth débarquent, et parviennent à entrer grâce à la phrase codée qui demeurera cryptique et connue et comprise des seuls initiés.
On commence donc à dire du mal des membres les plus pénibles du forum, ils se reconnaîtront, je dévoile quelques détails croustillants de mes derniers échecs sentimentaux, on boit des bières, bref la soirée commence bien, même si Zlu doit rapidement nous laisser.
Il est remplacé par trois membres de la gent féminine, dont par pure galanterie je protégerai l'anonymat, et par Aliocha, qui finit par arriver.
Je précise que contrairement à la promesse de Google maps, le bar offrait un jeu de fléchettes, des bornes d'arcade, mais pas de baby-foot. Première déception causée par la technologie.
A ce stade, on en est à la troisième ou quatrième tournée de bières, et des beignets d'oignons frits et des japalenos farcis au cheddar nous permettent de ne pas nous pinter le ventre vide.
La discussion animée bat son plein, l'ambiance est bonne, le bar refuse du monde.
Vers 22h30, on commence tous à avoir faim. Je propose de manger une choucroute, et, non encore échaudé par les promesses non tenues de Google maps, je lui soumets la requête "restaurant choucroute".
On se retrouve dans un restaurant qui, c'est trompeur, porte l'alsacien dans son nom, mais ne sert pas la moindre choucroute. C'est un "bar à flamenkuche" (oui je sais).
Peu importe, en vérité. Les quelques planches de charcuterie et flamenkuche sont vite avalées, accompagnées de bières et de verres de Panot noir.
(Attention, une faute dans le nom du vin a été glissée pour déclencher Bidule).
Infortunés restaurateurs, notre bonne humeur que l'avancée de la nuit n'entame pas les empêche de fermer. Vers minuit, nous avons pitié d'eux et on les laisse battre en retraite. Je relève en partant cette inscription sur le livre d'or :
Alsace,
Tu niques ma race,
Tellement que c'est bon.
Tentative sans doute de haïku contemporain, mais dont il faut souligner la licence poétique : c'était correct, mais rien d'inoubliable.
Mais comme le déclare Aliocha, si nous sommes huit à la sortie du restaurant, nous pouvons boire comme cinquante. On part donc prendre un verre au cinquante, rue de Lancry.
Et c'est là qu'un peu avant deux heures du matin, prit fin cette asilecon. Nous nous retirames heureux de nous être retrouvés, et bien décidés à renouveler l'exercice (mais dans un bar disposant vraiment d'un baby-foot, Google maps enculés!).