
Ne pas s'attarder sur la couverture imaginé par un élève de 5ieme.
Conan est vieux. Perclus. Rongé par la maladie, une saloperie qui lui transforme un testicule en pamplemousse et le brise de douleur. Vieux, oui. Et moribond. À l’image de son royaume, en proie au « délitement moral, militaire et politique que chacun pouvait constater en tout lieu ». Lui, l’enfant du chaos, le barbare ayant basculé vers la loi et l’ordre, s’apprête à y retourner en un plongeon ultime. Et le corps de l’État est à l’image de celui du roi, pourri. Les ténèbres étendent leur empire…
Sélection du Grand Prix de l’Imaginaire 2025, j'en attendais rien parce que Conan je suis jamais allé plus loin que les films.
Et bah putain, quelle claque.
C'est ultra violent, sans concession, bien écrit (parfois trop, ok). On est loin, très très loin de la fantasy ou de la "dark" fantasy habituelle.
Je me suis fait happé par la descente aux enfers du personnage et l'écroulement du monde autour de lui, comme un énorme bad trip qui ne veut pas finir.
Du sang, des tripes, de la pisse et du foutre à plus savoir ce qu'en faire.
9 bites de cimmériens sur 10.