Re : [lecture] now reading
Jvois que quand je bosse pas je poste autant que niark qui... "Bosse".
Méchant Israël, alors que ses voisins étaient si ouverts à son existence même
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Jvois que quand je bosse pas je poste autant que niark qui... "Bosse".
J'ai déjà fais tout mon boulot de la semaine prochaine
En plus c'est la pause dej enculé
En plus c'est la pause dej enculé
Ah en plus y a pause dej. Pratique pour rien faire.
Moi je prend que les pauses légales, estime toi heureux.
Heureusement Macron va supprimer des miyons des miyards de postes de fonctionnaires et Keniar y va finir au chomage
Bidule veut ma peau
J'ai profité de la semaine de vacances pour raccourcir ma pile de lecture.
Plus quelques bédés : Sillage, La Caste des Méta-Barons, etc.
Quand tu auras fini les BD, tu peux enchainer avec Vinland Saga et Golden Kamuy
Est-ce des mangas en 1598 volumes ? Et finir les BD. Quand j'y arriverai, faudra recommencer depuis le début parce que je commence à oublier ce que j'ai lu. Faudrait que je me refasse tous les Alix, Blueberry, Achille Talon, Torgal, et autres classiques, plus les 2000 autres bédés. Vous couper internet, j'ai de quoi m'amuser.
Vous couper internet
Et la inspecteur Bidule il est ou ?
Vous coupaient internet, j'ai de quoi m'amusé.
Corrigé
Ah ouais, la honte.
Simone Weil, La source grecque 1/ L'illiade ou le poème de la force
Si tous sont destinés en naissant à souffrir la violence, c’est là une vérité à laquelle l’empire des circonstances ferme les esprits des hommes. Le fort n’est jamais absolument fort, ni le faible absolument faible, mais l’un et l’autre l’ignorent. Ils ne se croient pas de la même espèce ; ni le faible ne se regarde comme le semblable du fort, ni il n’est regardé comme tel. Celui qui possède la force marche dans un milieu non résistant, sans que rien, dans la matière humaine autour de lui, soit de nature à susciter entre l’élan et l’acte ce bref intervalle où se loge la pensée. Où la pensée n’a pas de place, la justice ni la prudence n’en ont. C’est pourquoi ces hommes armés agissent durement et follement. Leur arme s’enfonce dans un ennemi désarmé qui est à leurs genoux ; ils triomphent d’un mourant en lui décrivant les outrages que son corps va subir ; Achille égorge douze adolescents troyens sur le bûcher de Patrocle aussi naturellement que nous coupons des fleurs pour une tombe. En usant de leur pouvoir, ils ne se doutent jamais que les conséquences de leurs actes les feront plier à leur tour. Quand on peut d’un mot faire taire, trembler, obéir un vieillard, réfléchit-on que les malédictions d’un prêtre ont de l’importance aux yeux des devins ? S’abstient-on d’enlever la femme aimée d’Achille, quand on sait qu’elle et lui ne pourront qu’obéir ? Achille, quand il jouit de voir fuir les misérables Grecs, peut-il penser que cette fuite, qui durera et finira selon sa volonté, va faire perdre la vie à son ami et à lui-même ? C’est ainsi que ceux à qui la force est prêtée par le sort périssent pour y trop compter.
Simone Weil, la seule qui peut recoudre le lien entre les bidulistes et les lunaristes
10 dollarboules c'est donné. Trouvé dans une friperie. La critique du radicalisme est excellente, elle plairait à Bidule.

Alors petit résumé de mes lectures de ces derniers mois :
Le vingtième siècle d'Aurelien Bellanger
Un roman relativement original dans sa forme comme dans son sujet, qui dessine en creux le portrait et la vie d'un philosophe contemporain que je ne connaissais que de nom, à savoir Walter Benjamin. Le point de départ : juste après avoir donné une conférence sur Walter Benjamin à la Bnf, un poète se suicide. Les trois seules sont qui avaient assisté à la conférence essayent de comprendre son acte. Déroutant au premier abord, patce que le livre est une succession de textes apparemment un peu décousue (mais fidèle en cela à l'œuvre de Benjamin de ce que je comprends) j'ai finalement beaucoup aimé ce livre, et ça m'a donné envie de lire plusieurs autres livres et auteurs auxquels il est fait référence. Je n'avais jamais rien lu de Bellanger, c'est une belle découverte.
D'un château l'autre de Louis Ferdinand Céline
Peu de choses à en dire, c'est du Céline un peu maniéré (du Céline qui se regarde faire du Céline), beaucoup de verbiage selon moi, une mauvaise foi atroce quand on a lu des biographies un peu serieuses, mais il y a quand même de beaux moments, la promenade hors de Siegmarinen, l'hallucination de la péniche commandée par Charon. Pas son meilleur (et j'aurais aimé qu'il parle plus du Danemark).
Énigmes et complot, une enquête à propos d'enquête de Luc Boltanski
Très bon essai de sociologie qui tente de mettre en relation :
- l'apparition du roman policier puis du roman d'espionnage en littérature,
- la caractérisation de la paranoïa par la psychiatrie
- la naissance de la sociologie et la manière dont cette discipline appréhende le complot.
Le tout pour tenter de délimiter la démarche sociologique, qui ressort parfois de la mise au jour de logiques non dites et non apparentes, de ce que l'on appelle les théories du complot.
Un livre solide, fouillé, qui plairait peut-être à Reblochon.
Ci-git l'amer, guérir du ressentiment par Cynthia Fleury
Tenté de le lire immédiatement après le Boltanski, n'a pas supporté la comparaison. Bouquin de psychanalyste reposant beaucoup trop sur l'esbroufe, m'est tombé des mains vers la vingtième page. Je retenterai, mais là le différentiel de qualité était trop fort.
Reprenez le contrôle de votre cerveau! par Didier Roehring
Bouquin de développement personnel écrit par un copain. Quelques conseils utiles sur la gestion du stress et des émotions, mais noyé dans beaucoup de verbiage.
A la table des diplomates, l'histoire de France d'après ses grands repas
Bouquin collectif, parti pris original, découpé en chapitre, chaque chapitre est consacré à un repas particulier donné à l'occasion d'un événement et présenté dans un premier temps par un historien puis analysé dans un deuxième temps par un cuisinier (en général un grand chef), qui proposedereconstitueràlafin la recette d'un des plats. Pas le livre d'histoire le plus passionnant mais intéressant par moments, surtout si on s'intéresse à l'histoire de la gastronomie.
Sidi, de Arturo Perez Reverte
Attention, critique pas du tout objective, j'aime beaucoup les livres de Perez Reverte. J'ai énormément apprécié ses polars (le tableau du maître flamand, le maître d'escrime), ses thrillers (ma reine du sud), ses romans feuilleton (tous les capitaine Alatriste).
Ici, c'est un roman historique qui raconte un moment de l'histoire du Cid. Est-ce parce que Perez Reverte a été correspondant de guerre ? Il décrit en tout cas très efficacement ces personnages de vieux soldats, blanchis prématurément sous le harnais. Bon roman, lu en une journée.
Bouquin de psychanalyste reposant beaucoup trop sur l'esbroufe
Un bouquin de psychanalyste donc
Perez Reverte il me sidère, il n'y a pas une vitrine de librairie en espagne qui ne contienne pas un de ses livres depuis au moins 12 ans, t'en entends peu parler mais il est partout
Perez Reverte il me sidère, il n'y a pas une vitrine de librairie en espagne qui ne contienne pas un de ses livres depuis au moins 12 ans, t'en entends peu parler mais il est partout
C'est ça, et en plus je n'imagine même pas le boulot de documentation de dingue qu'il faut pour écrire sur : la restauration de tableaux, les échecs, le roman feuilleton de cape et d'épée, les rapports de pouvoir au sein de l'église espagnole, l'escrime, les narcotrafics, le milieu du taf clandestin/street art...
"L'inconnu de la poste", de Florence Aubenas
Joli bouquin d'enquête d'Aubenas, dont j'aime bien la plume (j'avais déjà lu d'elle "Les quais de Ouistreham", bouquin d'enquête et "Ici et ailleurs", son dernier livre, un recueil d'articles.
L'inconnu de la poste pourrait n'être que le récit d'un fait divers, mais c'est plus que ça. A travers lui, on évoque des destins singuliers (celui de Tomassin, enfant placé qui fera carrière dans le cinéma avant d'être pendant 11 ans soupçonné d'un meurtre, celui de la postière assassinée et de sa famille), elle déroule toute une série de portraits, de récits de vie. Rythme lent, posé mais ça se lit bien. Déformation pro, je reste sur ma fin de ne pas avoir l'issue de la procédure judiciaire, avec une chronique de l'audience.
4 ordonnances de mise en accusation/5
J'avais lu une critique du livre qui disait qu'il ajoutait du doute alors qu'il n'y en avait pas du tout dans cette histoire.
Récemment j'ai terminé Watership Down. C'est l'histoire d'un groupe de lapins qui quittent leur garenne. J'ai défoncé les 600 pages sur la vie de putain de lapins alors que je lis jamais de pavé.
Ben ya quand meme le doute sur la disparition de Thomassin. Il est probablement mort mais personne sait vraiment ce qui s'est passé après qu'il soit sorti du train et a commencé à se diriger vers la gare routière.
Quelle vie tragique quand même, ça fout la déprime
En tout cas je me rappelle m'être senti violé quand j'avais lu sur le monde un extrait du bouquin d'Aubenas dans le monde en croyant que c'était un vrai article, alors que ça s'était arrêté super brutalement sur la description de la scène de crime.
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