Pas forcément, un petit thé jasmin-isotopes ou un parapluie bulgare par jour couvert et on n'en parle plus !
Vous n’êtes pas identifié. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Le Vrai Asile » Messages de hohun
Pas forcément, un petit thé jasmin-isotopes ou un parapluie bulgare par jour couvert et on n'en parle plus !
Entre son cancer et son surpoids, y va être en fauteuil roulant le Val Kilmer.
RIP la carrière de Bertrand Cantat, ptet. RIP le journalisme de qualité aussi.
13 reasons why saison 2.
Regardée en mode "série à boire" avec une gorgée à chaque réaction stupide des divers personnages (mais surtout du protagoniste qui est une vraie tête de con), on a vidé notre stock de bières assez vite. C'est pas souvent qu'on a une série qu'on adore détester.
Sûr que Thermo il a un proche qui fait du discofoot.
Je ne sais pas où mettre ça : https://www.facebook.com/jaiunpotedansl … tion=group
Attention, ça envoie.
Gngngngngngnng
Et pas n'importe quelle ZAC, celle de Châlons, Monsieur !
Un bar à Vierzon, un hôtel à Châlons... serais-tu de la CSP chère à notre si cher président ?
Thermostat a écrit:Toutes les villes de casernes militaires,genre Villacoublay, ça respire bon la femme à la maison déprimée, la droite décomplexée et la fierté ridicule du sous officier qui se fait saluer en allant acheter le pain
Ah, on a ze best, https://fr.wikipedia.org/wiki/Mourmelon-le-Grand, avec bonus bip bip serial killer en prime.
https://www.francetvinfo.fr/faits-diver … 86777.html
La Champagne est trop souvent ignorée au profit de sa voisine picarde quand on aborde le sujet des villes de merde remplies de consanguins, parce qu'elle fut sauvée par l'Histoire. Toutefois, ne vous y trompez pas : Reims, véritable phare de la civilisation, s'élève avec peine dans un bourbier de villages parfois fascisants, parfois jacouillards, souvent les deux, et où on déteste les livres au moins autant qu'on déteste les auvergnats. Il faut visiter la ceinture de villages de la Montagne (ahah) de Reims pour voir un microcosme singulier fait de vignerons bourgeois qui roulent en Porsche Cayenne (la voiture officielle des faux riches à mauvais goût) et de crotteux à bottes longues qui s'accordent sur le fait que le seul noir qui mérite de vivre, c'est le pinot. C'est la plus parisienne des régions, en ceci qu'elle serait très agréable si ce n'était ses habitants.
La grosse difficulté vient du fait que de nombreuses villes de merde gardent un attrait architectural certain de par la riche histoire de la Champagne, mais être une ville de merde, c'est aussi savoir dépasser les apparences.
À ce titre, la ligne SNCF Reims-Dijon (aujourd'hui supprimée pour cause de syndrome de stress post-traumatique) était le train hanté de la France, le genre de chose que l'on prend avec une barbe à papa et trilleur de michel jacqu'sson dans les hauts-parleurs.
La première étape est Châlons-en-Champagne. Google images tourne en boucle sur quelques jolies photos du centre ville ; dans la réalité, c'est plutôt ça :

Par quoi commencer, si ce n'est par le fait que "champagne" est une variante de "campagne" ? Dans la région, Châlons est bien connue pour son seul attrait, celui d'être la préfecture du département. Elle est bien inconnue pour tout le reste, et ce n'est pas un rapide tour dans le centre-ville qui nous contredira, pas plus que sa périphérie, horrible entrepôt de zones commerciales plates et désertes comme on en trouve jusqu'à la frontière belge. On ressort de Châlons avec l'impression de n'avoir rien vu - et c'était peut-être le cas.
Puis vient Mourmelon. Ah, ça, t'en vois du baraqué avec sac à dos camo tactifrais dans le train. Tu entends aussi leurs conversations et la musique qu'ils écoutent, et tu te rends compte que le seul apport culturel quotidien de ces gens, c'est la Marseillaise. Pour le reste, Thermo et Desproges ont très bien résumé.
Ensuite, Chaumont. Ahhh, Chaumont. Si la Picardie était un trou noir, ce serait la Haute-Marne. Département singulier aux villes sanglières, la Haute-Marne porte Chaumont en étendard, et quand ta capitale sonne comme "chômage", tu sais que tu es bien parti dans la vie. Chaumont est un mystère ; à s'y promener, on ne sait pas vraiment de quoi vivent ses gens, on ne sait plus quelle heure il est, on ne sait plus vraiment qui on est, et c'est un peu hébété que l'on finit sur son sympathique viaduc, à l'aune duquel on mesure à quel point les gens ont érigé le fait de se tirer de cette ville en monument.
Là encore, difficile de produire des photos, ce qu'on trouve sur Internet ne montrant que la place de l'hôtel de ville et un château des environs, comme si Paris n'était que Montmartre sans les odeurs de pisse.
Arrêt suivant : Langres. Ou plutôt, "Liiingres", caume on dit por'ici. En arrivant à Langres, le wagon s'écrie à l'unisson : "mais on est où, putain ?". On voit, au loin, la vieille ville fortifiée, qui est plutôt jolie. On serait tenté d'aller y faire un tour, mais qu'on ne s'y trompe pas. La brume est de celles qu'on voit dans les romans de Stephen King et révèle la véritable apparence des habitants ; informes et difformes à la fois, c'est un spectacle d'ombres chinoises qui palpite et s’évanouit en moins de temps qu'il nous faut pour dire "pouah", nous laissant dans la crainte que ce qui n'est plus devant nous est désormais juste derrière nous. À Langres, tel plot de stationnement pourrait bien être un monstre folklorique, telle arche une gueule béante, telle statue de Diderot une Vénus d'Ille-et-très-vilaine. On raconte que l’horriblement célèbre orthographe de Madame Diderot aurait donné naissance aux Lingons, dont on ne s'étonne qu'à moitié qu'ils soient presque homonymes avec la race la plus laide et la plus brute de la galaxie.
On quitte la ville avant que l'incertitude ne se dissipe, certain d'avoir réchappé à quelque malédiction ancienne.
Enfin, Culmont-Chalindrey. On s'y arrête, on ne sait pas bien pourquoi, puis on repart. Culmont.
sous hommes
SEXISTE !
Bermeo aussi, et Mundaka juste à côté. Getaria c'est sympa oui, j'y avais été quand je critiquais dans l'hideuse Zarautz.
Mais que critiquais-tu dans l'infâme Zarautz, enfer à l'agencement droit et rigide comme une sonde urinaire ?
le compte out of context c'est pas sorcier, encore un truc génial de twitter
Peux-tu envisager la culture d'un vin cru "côtes racistes" en l'honneur du true asile ?
Manille:
Une des villes les plus moches en asie (hors chine qui est hors concours), et pourtant il y en a.
https://twitter.com/afpfr/status/1003972454686056448
Voir Manille et mourir asphyxié.
Bref, s'il te prend l'envie de coller à des Basques, Saint-Sébastien, Getaria, Zumaia et les innombrables parcours de randonnée côtiers vallonnés, pute, rien d'autre.
Haha Irun… au moins tu es à côté d'Hondarribia…
Il y a un nombre de villes laides dans le pays Basque espagnol, c'est ahurissant…
Bonjour,
Petite mise à jour sur le Pays Basque :
- Premièrement, on ne va pas évoquer Saint-Sébastien parce qu'elle remonte à elle seule le niveau de toute la région ; par contre, l'épanchement urbain entre Saint-Sébastien - Pasajes - Irun - Hendaye recèle un bon nombre d'horreurs à forte densité. Pas étonnant qu'on entend pas mal de Français avec des accents du tiéquar ici vu le nombre de barres d'immeubles laides. Mais bon la laideur suit globalement l'autoroute, on trouve des petites perles facilement en explorant un peu. Puisqu'on en parle, Pasajes est un fion à ciel ouvert, le worst of de l'exploitation portuaire. C'est un chemin de croix pour arriver à la vieille ville, dont on doute tout du long qu'elle existe. Et cerise sur le crapaud, la vieille ville se trouve sur les deux rives de l'estuaire mais n'est pas reliée par un pont et il faut donc faire tout le tour et repasser par le coin puant (80 % de la ville). Ci-après, une carte explicative :

- Deuxièmement, Irun est laide mais sa siamoise Hendaye lui tient la dragée basse grâce à une occupation de l'espace urbain encore plus immonde, à l'exception de son appendice plagiaire.
Le centre-ville d'Hendaye est un exemple d'architectures bâtardes, avec des bâtiments à la parisienne qui côtoient des HLM à la basque. C'est serein et déprimant à la fois. Le Carrouf du coin a toujours un ou deux groupes d'ultraclodos à côté de l'entrée. Vous vous demandez sûrement c'est quoi un ultraclodo ? Moi-même je ne connaissais pas avant d'arriver ici. C'est un mec qui a une apparence indéfinissable, empreinte de cassos alcoolique du Nord, d'ouvrier en bâtiment surbronzé, de gitan-babane et de punk à chien ; une odeur, inqualifiable, qui s'inspire et s'expire de l'obèse qui suinte dans les transports en commun, du type qui n'achète que des bières au supermarché et qui pue devant vous à la caisse, du clodo bien sûr, mais aussi d'une aigreur qu'on ne sent que quand on fait des mélanges de produits chimiques. Si l'odeur est inqualifiable, le visage, lui, est disqualifiable ; la grille de lecture des attributs est chamboulée, on croit voir des dents là où on s'attend à trouver des yeux, le nez a choisi d'évoluer séparément du reste de la bouillie et papillonne de façon instable, le front est la ligne Maginot pour faire barrage à des cheveux-poils qui ont choisi de contourner par les tempes. Le malheureux est prostré en famille (?), sur le trottoir, à un angle qui n'existe pas encore en mathématiques, et parle dans une langue qui n'existe pas. À vrai dire, je n'ai même pas réussi à déduire s'ils mendiaient ou pas.
- Vitoria a un centre historique intéressant, mais dévie assez vite en innombrables barres d'immeubles. Par contre, la ville fait des gros efforts écologiques, ce qui la sort, à mon sens, de la liste des villes de merde.
- Bilbao, je n'y suis pas retourné, mais saviez-vous que Calatrava a fait construire un pont idiot aux dalles lisses qui ne prenait pas en compte qu'il pleut TOUT LE TEMPS au Pays Basque, et que, par conséquent, les gens se pétaient la gueule dessus ?
Superbe. Elle est comment la ville en dehors de la cathédrale ?
En dehors de la vieille ville (qui est quand même relativement étendue), tu retombes assez vite dans la bicoque en briques, à l'exception du quartier bourgeois qui fait la part belle aux jolies bâtisses (l'avant-avant-dernière photo, c'est la place principale dudit quartier, même si elle n'en retransmet pas correctement le charme paisible).
Ceci étant c'est une ville où tu tombes assez régulièrement sur des jolies maisons au détour d'une rue paumée.
Malgré tout, je pense que le touriste qui ne vient que pour les quartiers historiques rate quelque chose. S'enfoncer dans un quartier miteux (mais pas trop quand même) et regarder les gens vivre, c'est toujours un spectacle. Nous, en vagabondant dans une rue sans âme et sans Tripadvisor, on a dégoté un resto végétarien populo (!) avec que des gens du cru qui se faisaient un restau comme on achète un journal.
C'est comme aller à Liège sans se blottir dans une friterie avec des barakis, ou aller à Lyon sans échouer dans un bar miteux du 3è qui fait des jeux d'argent cachés la nuit. Ne t'en déplaise, stuffed, un prolo vaut bien une cathédrale.
À Lyon apparemment
un bot du cul pour vous : https://twitter.com/botducul?lang=fr
Sponsorisé par Borderlands 2 https://www.youtube.com/watch?v=DtYfElu-PVQ
Nous fuyons Puerto Maldonado et son climat tropical pour retourner de l'autre côté des Andes, à Arequipa. Nous prenons la seule compagnie qui fait le trajet, dans un car autrefois correct mais aujourd'hui vétuste et légèrement puant. Pour le combo, nous nous installons à côté d'une personne qui pue, à tel point que nous finirons par descendre dans la partie VIP du bus. En AdS, les cars ont souvent un étage inférieur avec porte et sièges plus larges. Nous nous y installons parce que la majorité des places sont inoccupées. À la télé, le côté bon public des Péruviens se révèle avec un cocktail filmographique qui mélange Jackie Chan des années 80, frères Wayans et Zach Braff.
Soudainement, le car s'arrête en plein milieu de la route et prend des clients. C'est le premier d'une longue série d'arrêts, parfois dans des lieux-même-pas-dits tellement ils sont petits et paumés, parfois à l'arrache en plein milieu d'une route déserte paumée dans la jungle supérieure. L'esprit voyage autant que le corps en échafaudant des théories sur la raison de la présence de ces personnes à de tels endroits. Bref, toujours est-il que ces personnes remplissent petit à petit le bus, à tel point que certaines n'ont même pas de place assise et finissent par se coucher dans le couloir. Nous décidons de remonter à notre siège pour laisser la place à des gens qui ont peut-être payé une place VIP, mais nos places ont été prises par d'autres personnes. Nous passerons le reste du voyage dans nos sièges VIP de qualité, avec un mauvaise conscience toute relative.
Au bout d'une nuit très virageuse, nous nous réveillons dans les plaines sèches de la côte péruvienne. Nous devons nous arrêter à une douane de région (!). Les policiers fouillent nos sacs et nous intiment de jeter nos fruits à la poubelle. Nous apprenons que certaines régions sont en proie à la mouche des fruits, un parasite qui nique les récoltes et dont la région d'Arequipa s'est plus ou moins débarrassée.
Nous reprenons le trajet avec pour seule sustentation des horribles petits gâteaux de supermarché bourrés d'huile de palme, de sucre et de colorants et conservateurs divers. Vous pensez que le rayon des gâteaux et biscuits en France est déjà une horreur ? Là-bas la confiserie la plus saine que tu peux acheter en supermarché ce sont les Mars et les Twix.
Soudainement, une odeur de pisse se fait sentir. Les chiottes ont débordé et l'inclinaison du bus fait que la flaque rentre dans la section VIP. Un conducteur passe pour essayer de nettoyer avec une serpillère déjà trempée... nous finirons le trajet dans une odeur de pisse mêlée de cillit bang.
Après ce trajet somme toute dégueulasse et inconfortable, nous arrivons à Arequipa. Joie ! Si je devais résumer cette ville en un mot, ce serait "agréable". Climat clément, soleil tiède et centre-ville animé juste comme il faut, on a plaisir à se mettre en terrasse et à choisir des trucs au hasard sur la carte parce que c'est les vacances dans les vacances. La périphérie immédiate de l'hypercentre choque par l'absence de feux rouges, qui laisse la circulation s'aiguiller toute seule comme un organisme précaire et viable uniquement parce que les rues sont étroites.
Nous décidons de visiter la bien jolie cathédrale avec une guide, qui nous explique que cette ville c'est cool mais que le danger érode. Ici, l'épée de Damoclès est gigantesque et se nomme Misti. Symbole de l'activité tectonique de la région, le monstre est actif et surveillé en permanence. Vu sa proximité de la ville (une vingtaine de kilomètres), une seule de ses excentricités pourrait mettre la ville à feu et à lave. Le danger principal reste cependant la proximité de la faille de Nazca, qui provoque régulièrement des séismes sur toute la dorsale ouest-américaine. "C'est une jolie ville", nous dit-elle, "mais quasiment rien n'est aux normes sismiques. Au prochain gros tremblement de terre, la moitié de la ville s'effondre". On saura relativiser les propos de notre guide, qui n'était ni sismologue, ni architecte, mais on saura toutefois lui accorder le bénéfice du doute car un rapide coup d’œil aux bâtiments montre que ce ne sont guère que des empilements classiques de briques. "Voici la tour gauche de la cathédrale. Lors du séisme de 2001, elle s'est effondrée dans la nef ; heureusement, il n'y avait personne en dessous".
L'emplacement exact de l'effondrement :
Une des théories que j'ai entendu de personne assez informées.
Tu peux dire à Frénésies de revenir, il n'y a personne de la GRU ici. Enfin je crois.
Le Vrai Asile » Messages de hohun
Propulsé par PunBB, supporté par Informer Technologies, Inc.
Généré en 3,386 secondes, 10 requêtes exécutées