Grosse fournée :

King c'est mon péché mignon. Malgré de nombreux défauts j'ai toujours apprécié ce talent de conteur et sa capacité à aller chercher des histoires farfelues. Ici le pitch est simple et efficace : Une petite ville se retrouve enfermée sous un "dôme" invisible à l'oeil nu et surtout indestructible. C'est débile mais ça marche très bien, au moins pendant le premier tome. Comme le dôme apparaît d'un coup, il nous peint toute une série de situations au moment où le machin apparait : Voitures qui s'écrasent dessus etc. La suite est plus convenue (expérience d'E.T).
Pas son meilleur bouquin (de loin) mais agréable pour passer le temps. Un gros plus pour certains personnages détestables que King sait si bien peindre.






L'auteur est déjà connue par le (génial) Livre de Cendre.
On y suit Valentin Raoul Rochefort, créature et espion de Sully (proche d'Henri IV donc), à qui Marie de Médicis donne l'ordre d'assassiner ce bon vieux Henri. Ne voulant pas s'attirer les foudres de la reine ni jeter l’opprobre sur son maître, il prépare une tentative d'assassinat vouée à l'échec. Manque de bol, Ravaillac esquive les gardes et la surveillance de Rochefort et surine le roi Dhimmi. L'espion doit alors s'enfuir très vite en Angleterre.
A ce pitch il faudrait rajouter des devins capable de lire, par de savant calculs mathématiques, les possibles futurs de l'humanité et qui se regroupe en secte pour influer sur ceux-ci, un ambassadeur Japonais échoué sur une plage de Normandie et beaucoup de cul. Beaucoup.
Un très bon et très gros bouquin. La plume est excellente et elle connait son histoire.






Enfin terminé et digéré. Grosse grosse claque dans la gueule.
Personnage atypique qui naît noble de la petite noblesse de Bretagne sous l'Ancien Régime. Il va voir la Révolution, servir dans l'armée des Princes, être témoin de l'apogée et la chute de l'Empire et ambassadeur sous la Restauration. Un parcours hors norme (il voyage en Amérique, en Palestine) qu'il retrace avec une plume à faire pleurer d'envie les apprentis auteurs émo d'aujourd'hui. Il s'y décrit avec une simplicité confondante et un romantisme touchant, tout ça s'en être dépourvu d'un certains humour, surtout quand il s'agit de rire de lui (Ce qui le différencie d'un Rousseau par exemple).
La première partie de ses mémoires sur son enfance au château familial et sur son éducation religieuse est la plus réussie. Le reste est un peu plus indigeste, notamment ses descriptions de la flore (il est aussi botaniste, le con). Il parsème aussi ses lignes de citations bibliques, d'Homère , de Virgile où encore Dante sans jamais que ce soit chiant et lourd à lire. A noter la très bonne édition, blindée de notes en bas de pages qui permettent de remettre l'écrit dans le contexte de l'époque.
Réticent au début de la lecture, je me vois contraint de me trouver au plus vite "Le génie du Christianisme" (Aliocha, si tu as une suggestion pour l'édition à choisir..).




